La mise en place et l’organisation d’un colloque reposent toujours sur un partenariat. Cette logique s’imposait d’autant plus au vu du thème adopté pour ce colloque. L’autoformation se développant sur des "territoires" géographiques et d’expertises multiples, les partenaires de ce projet se devaient de rendre compte de cette réalité. Cette logique partenariale a donc fonctionné selon trois niveaux : la continuité, le plan régional, au plan national et européen.
Pour ce qui est de la continuité, après Nantes (université), Lillle (CUEEP), Paris (Cnam), Dijon (Enesad-Cnerta), Bordeaux (Afpa) et Montpellier (Peuple et Culture), l’Ecole Nationale de Formation de l’Agriculture a repris le flambeau de l’organisation. Le site de l’ENFA rassemble sur un même lieu un lycée agricole, un CFPPA, un IUFM, un centre de ressources et un centre de recherches. Comme dans tous les établissements de l’agriculture, les pratiques de l’individualisation et de l’autoformation y sont présentes. Ces problématiques sont étroitement partagées avec un deuxième partenaire du ministère de l’agriculture, à savoir l’Enesad-Cnerta, basée à Dijon. A côté des structures du secteur de la formation initiale de l’agriculture, la participation de l’université Paris X Nanterre, outre la continuité historique avec les colloques précédents, a permis d’équilibrer les contributions des communicants entre pratique et recherche, créant ainsi une véritable dynamique d’échanges. Enfin, la présence d’Algora, déjà impliquée lors du colloque précédent, a renforcé le questionnement et la mise en valeur des pratiques d’autoformation accompagnée dans les champs multiples des formations ouvertes et à distance, sa mission nationale d’animation et de suivi du réseau des Ateliers de Pédagogie Personnalisée ayant permis de relier ces questionnements à un réseau concret d’acteurs.
Au plan régional, à côté de l’ENFA, la DAFCO de Toulouse a constitué un deuxième partenaire co-organisateur de la région Midi-Pyrénées. Sa participation a marqué le passage de relais entre l’Etat et les conseils régionaux pour la formation continue des adultes. L’activité des GRETA est aujourd’hui largement construite à partir des commandes du Conseil régional qui a pu s’exprimer sur la montée en puissance des pratiques d’autoformation. Ces pratiques sont très marquées, par exemple, sur le réseau régional Pyramide ou le réseau régional des SARAPP.
Enfin, le plan national et européen étaient représentés par deux autres partenaires, également co-organisateurs : le FAFSEA (OPCA des entreprises et des exploitations agricoles) et le GRETA GEFORME 93. Chacune de ces structures porte en effet un projet EQUAL, soutenu par le FSE, en forte convergence avec le thème du colloque, comme en témoignent leur intitulé respectif : "Multimédia et médiation pour le déploiement de dispositifs de formation innovants" pour le premier et "apprendre à apprendre" pour le second. Ces deux partenaires ont permis d’inclure les pratiques de l’autoformation au sein des entreprises, avec l’intégration de ressources multimédias dans les PME-PMI agricoles d’un côté, et la question de l’adaptation aux nouveaux postes de travail pour les salariés de l’AGIRC-ARRCO, de l’autre.
La diversité et la complémentarité de ce partenariat se sont donc trouvées en cohérence avec le fond développé durant ce colloque, dans la mesure où il a traduit l’approche d’un "apprentissage tout au long de la vie", qui nécessite, selon Philippe Carré, "une nouvelle écologie de l’apprenance", et selon Daniel Poisson, "une bio-diversité pédagogique".
Plus d’informations sur www.enfa.fr/autoformation (en particulier toutes les contributions des ateliers et des conférences)
































