Inffo Flash : Quel est l’objectif de votre réseau ?
Alexandre Shajer : D’abord, le respect des grands principes de la charte que le réseau s’est donné au moment de sa création en 2004, comme la nécessité d’être porté par une collectivité territoriale et/ou un organisme consulaire, d’assurer l’insertion professionnelle des jeunes sortis du système scolaire sans qualification, en partenariat étroit avec l’entreprise. Nous effectuons aussi un travail de fond sur la validation des compétences des jeunes, les É2C ne délivrant pas de diplômes.
Inffo Flash : Comment analysez-vous l’actuel regain d’intérêt pour les É2C ?
Alexandre Shajer : Les dix projets tests lancés en Europe avec l’aide du FSE entre 1997 et 2000 ont publié des résultats très positifs. Par ailleurs, le taux de sortie positive - soit en emploi, soit en formation qualifiante - s’est élevé pour les É2C de France à 64 % en 2004. De plus, ce dispositif a recueilli un éclairage particulier suite aux violences en banlieues de novembre dernier. Cela a bien sûr suscité de l’intérêt pour ce modèle d’intégration des jeunes les plus en difficulté. Après des mois d’études, Belfort inaugure son É2C le 31 mai, puis ce sera au tour de la Bourgogne de créer la sienne dans la Nièvre, le 14 juin prochain. Deux nouveaux membres de notre réseau.
Inffo Flash : Lors du comité interministériel à la ville du 9 mars dernier, Catherine Vautrin a annoncé de nouvelles mesures d’aide de l’État.
De quelles aides s’agit-il ?
Alexandre Shajer : Il s’agi-rait d’une aide à la création s’élevant à 150 000 euros, du financement d’étude de faisabilité dans les quartiers labellisés “Ambition-réussite” par l’Éducation nationale (100 à 150 000 euros), de la capacité future à collecter la taxe d’apprentissage et d’une aide aux projets spécifiques des É2C de 50 000 euros. Nous attendons la concrétisation de ces mesures, qui figurent pour le moment sur des “fiches-action”.
Propos recueillis par Renée. David.-Aeschlimann
































