Sur plus de 1,3 milliard d’euros d’investissement public en Aquitaine, le CPER, signé officiellement le 5 mars, prévoit 52,82 millions (dont 9,29 millions de l’Europe) pour la formation et l’emploi. Dans un avis rendu le 14 février, le Conseil économique et social régional (CESR) a estimé que ces moyens étaient “relativement faibles” et qu’ils ne ciblaient “pas suffisamment l’aide aux territoires fragiles et en reconversion” (voir encadré). Pour “anticiper et accompagner les mutations économiques et relever le défi de la concurrence internationale”, l’État et la Région débloqueront 43,53 millions d’euros (17,4 millions pour l’État et 26,13 millions pour la Région). Cette enveloppe permettra de conduire des actions favorisant la formation professionnelle et la création d’emplois “ciblée sur les pôles de compétitivité et les filières ou territoires les plus exposés au changement”.
Un “exercice de raison” “La Région a dû tenir compte d’un contexte très prégnant, marqué par une double contrainte : difficultés budgétaires de l’État, confirmées par la loi de finances pour le budget 2007, et pression considérable sur le budget des Régions, ou plus généralement sur le budget des collectivités territoriales, du fait de transfert de charges non compensé”, ont tenu à rappeler les élus régionaux lors de l’adoption du projet de CPER. “C’est donc aujourd’hui un exercice de raison plus que de cœur et d’ambition, réalisé au mieux des intérêts des Aquitains, au vu de la situation actuelle difficile”, ont-ils ajouté. “Nous sommes donc devant un choix de responsabilité (...) devant les Aquitains que nous ne pouvons pas priver, malgré nos regrets, des 1,3 milliard d’euros que le contrat de projets permettra d’injecter dans notre région d’ici 2013”, a précisé Alain Rousset, président du Conseil régional, également président de l’Association des Régions de France.
Quatre priorités sont ciblées dans le cadre de ces actions :
la veille, l’information et l’orientation : 16, 85 millions d’euros, dont 8 millions sont destinés à la construction d’un Institut régional de l’orientation et des métiers (Irom) et 8,85 millions à son fonctionnement, à l’Observatoire régional emploi-formation (Oref), au Centre académique de ressources et d’information sur les formations (Carif) et à l’Observatoire régional des mutations économiques ;
la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) : 2 millions d’euros, destinés à l’Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail (Aract) ;
le développement de compétences dans les pôles de compétitivité et les territoires fragiles : 16,57 millions d’euros, dont 7,77 millions pour la validation des acquis de l’expérience (VAE) et l’aide au développement et à l’insertion économique (Adie), 3,9 millions pour équiper l’Afpa, et 4,9 millions pour les formations liées aux pôles de compétitivité ;
l’accessibilité à la formation : 8,11 millions d’euros, dont 3,86 millions pour la formation ouverte et à distance (FOAD) et 4,25 millions pour l’acquisition des savoirs de base. Cette dernière offre de formation destinée “aux personnes les plus éloignées de l’emploi prend un caractère indispensable dans les territoires en difficulté, souvent ruraux, où le développement des emplois de service constitue un facteur de développement économique important”, a précisé Alain Rousset, président du Conseil régional.
Knock Billy
Source : Innfo Flash n° 697, 1er au 15 mars 2007
































