Qualifié de « compromis acceptable » par Jean-Paul Denanot, président du Conseil régional, et officiellement signé le 12 février à la préfecture de Limoges, le contrat de projets État-Région (CPER) 2007-2013 du Limousin est doté d’un budget de 388, 838 millions d’euros, dont 234, 292 millions abondés par l’État. Il se fixe trois objectifs prioritaires : la compétitivité et l’attractivité des territoires, la dimension environnementale du développement durable et la cohésion sociale et territoriale qui comprend : l’emploi et la formation professionnelle pour accompagner les politiques de compétitivité et les mutations économiques ; l’anticipation et l’accompagnement des mutations économiques dans les bassins les plus touchés ; la rénovation urbaine et le développement des massifs de montagne.
Le premier des grands projets concerne le développement territorial et l’attractivité du Limousin par le renforcement de la recherche et du transfert de technologie dans les secteurs principaux représentés par des pôles de compétitivité et par une bonne articulation entre les formations professionnelles et l’emploi, prenant en compte les mutations économiques. Ce dernier volet est financé à hauteur de 11 millions d’euros par l’État et 7 millions d’euros par la Région.
Le Limousin fait partie, selon Jean-Paul Denanot, des régions les mieux dotées. « Si ce compromis nous a conduits à renoncer à certaines de nos revendications en ce qui concerne les investissements universitaires, le volet routier élaboré hors contrat ou encore certaines interventions économiques, d’autres ont en revanche été prises en compte par l’Etat. Je m’en félicite, qu’il s’agisse du pôle biologie-santé, le pôle domotique de Guéret ainsi que l’expérimentation d’une liaison TGV, entre Brive et Roissy, puis Lille empruntant la liaison POLT [1] ».
Le président se félicite surtout du maintien du financement du Gip Prisme : « Il a été repris intégralement, ce qui sécurise cette institution dont les missions d’observatoire, d’information sur la formation, d’orientation et d’accompagnement, de lutte contre l’illettrisme et de validation des acquis de l’expérience sont primordiales pour notre Région. »
Béatrice Delamer
Source : Le Quotidien de la Formation, 19 février 2007
































