C’est ainsi que, entre les outils visant à développer une ingénierie de formation spécifique (SPOT, …) la mise en service de nouveaux espaces de travail et de formation (Formagri, Elearning maker …), la formalisation et la mutualisation de pratiques pédagogiques (ERSCE), la mobilisation de ressources éducatives finalisées (La Mado, DALII), les formations de formation (TutoFop, Corefod…) et bien d’autres encore, le néophyte avait bien du mal à s’y retrouver et à trouver le service adéquat à son problème. Qui plus est, on sait bien que souvent, la solution ne réside pas dans un seul outil ou service, mais dans une articulation de plusieurs éléments utilisés de manière concomitante.
C’est la raison pour laquelle on ne peut que féliciter l’ENESAD d’avoir conçu un « méta-outil » d’organisation et de présentation de ces démarches et outils, rassemblés en un « environnement local de la FOAD pour l’enseignement agricole ». Cet environnement est « un ensemble explicitement identifié et organisé de méthodes, de services, de prestations et d’outils proposés ou mis à la disposition de l’ensemble des acteurs de l’enseignement agricole (formation initiale et continue, apprentissage). Chaque élément constitutif de cet ensemble, seul ou combiné avec d’autres, peut aider ces acteurs à mettre en œuvre des Formations Ouvertes et A Distance quels que soient leur nature, leur dimension, leurs objectifs généraux et opérationnels et leurs modalités de mise en oeuvre".
Concrètement, les éléments constitutifs de cet environnement, essentiellement conçu par l’ENESAD et le CNPR, peuvent être mobilisés, par des structures de formation, leur encadrement ou leurs équipes pédagogiques, mais également directement par des enseignants ou des formateurs, et ce y compris en dehors du monde agricole. Grâce à un catalogue numérique en ligne et à l’aide d’un moteur de recherche, chacun peut accéder à une fiche descriptive de tout élément, qui en spécifie la nature, les utilisateurs cibles, les objectifs poursuivis, les référents à contacter, etc.
Cerise sur le gâteau, chaque élément est référencé aux recommandations correspondantes du référentiel de bonnes pratiques FFFOD/AFNOR (BP Z 76 001) ce qui en facilite l’intégration dans le cadre d’une démarche organisée et finalisée. Le RBP est en effet une méthode d’articulation des moyens d’instrumentation au service de toute démarche de projet FOAD et sa mobilisation dans ce cadre est tout à fait pertinente. Au passage, ce travail de mise en relation des éléments de l’environnement et du RBP a permis aux auteurs d’identifier les processus et recommandations non encore couverts par cet environnement (tel que par exemple, les aspects logistiques et en particulier le suivi administratif de chaque parcours individuel de formation) et donc d’ouvrir de nouvelles pistes de développement.
Nul doute que cet effort de clarification ne rende ces outils plus accessibles et donc plus utilisés, et ne renforce encore la « longueur d’avance » de l’enseignement agricole dans la recherche de la modernité et de la rénovation de son offre de formation initiale et continue.
Contact : Sarah Cornu, sarah.cornu@educagri.fr
































