Sur la sollicitation de l’Institut des nations unies pour la formation et la recherche (Unitar), l’Office des risques majeurs de l’estuaire de la Seine (Ormes) au Havre a accepté d’être le porteur du projet de création du futur Centre international de formation des acteurs locaux (Cifal) spécialisé dans la maîtrise des risques et la gestion des crises de sécurité civile. "Le choix de l’Ormes s’explique par l’expertise et la réputation de la région havraise en matière de risques et des crises de sécurité civile", explique Antoine Rufenacht, président de l’Ormes et de la Communauté d’agglomération havraise (Codah). "Ce projet offre au Havre l’opportunité de devenir le point focal d’un réseau international de grandes villes qui développent des actions particulières et innovantes dans le domaine de la maîtrise des risques et des crises. Outre la promotion de notre territoire, il permet également de favoriser les partenariats locaux de manière à faire émerger un pôle d’excellence en matière de maîtrise des risques et de gestion des crises de sécurité civile et les partenariats internationaux en capitalisant les savoirs et les savoir-faire. C’est aussil’inscription du Havre dans le développement durable et la qualité de vie qui peut-être valorisée."
La création d’un tel centre au Havre, précise-t-il, "s’inscrit également dans le cadre d’autres collaborations internationales tels que le processus Apell (information et préparation au niveau local) du programme des Nations unies pour l’environnement et probablement du réseau mondial de formation pour le développement créé par l’Institut de la Banque mondiale, GDLN ( Global development learning network)".
Opération de préfiguration
Le Cifal, qui devrait voir le jour en 2009, "reposera sur la participation de toutes les ressources disponibles dans la région havraise ainsi que d’un réseau international de villes pour déployer une offre de formation complète à caractère international, très innovante en matière d’usage des TIC, facilitant ainsi les échanges Nord-Sud en matière d’expertise et de formation à distance". Les actions de formation proposées par le centre s’adresseront notamment aux élus locaux, agents de collectivités, industriels, responsables portuaires. Elles seront axées sur l’information préventive, l’alerte en cas d’accidents majeurs, l’information sur les mesures de sauvegarde individuelles et collectives à appliquer. "Elle sera dispensée sous forme de sessions et séminaires thématiques, d’ateliers, de stages d’application, notamment du processus Apell d’aide à la gestion des catastrophes", indique Antoine Rufenacht. Le développement du programme de recherche Taranis sur l’animation et la simulation des crises permettra d’améliorer ces formations et de les rendre accessibles sur Internet. Le Cifal pourra bénéficier de financements locaux, nationaux, européens et internationaux. En effet, "plusieurs composantes d’un tel projet sont éligibles au programme opérationnel régional. Le fonds de coopération décentralisée en matière de solidarité numérique du ministère de la Coopération pourrait intervenir". Dans un premier temps, à la fin 2006, l’Ormes a reçu de la Codah une subvention exceptionnelle de 75000 euros "pour mener à bien cette opération de préfiguration du Cifal du Havre".
Dans le cadre de cette opération, un protocole sur le projet a été signé, lors de la Convention China-Europa en décembre dernier au Havre, entre les partenaires locaux et internationaux. Durant le premier semestre de cette année, "nous organiserons avec Unitar un séminaire international visant à préciser les besoins en formation sur la gestion des crises de sécurité civile et les capacités des pays intéressés à intégrer les technologies de l’information et de la communication", annonce le président de l’Ormes. Le Cifal intégrera le réseau international déjà existant de ce type de formation, fort d’une douzaine de centres, que sept ports de l’estuaire du Yangtsé ont été invités à rejoindre.
Knock Billy
Source : Inffo Flash n° 695, 1er au 15 février 2007
































