Le séminaire : « Formation professionnelle : serious games et e-learning » du Centre d’analyse stratégique a constitué l’occasion de dresser un panorama global des tendances et pratiques des entreprises françaises quant au knowledge managment et à l’e-learning. José Milano, directeur de l’emploi et des projets stratégiques chez Axa France, à, quant à lui, rendu compte de la politique de la société dans ce domaine.
Ainsi, chez Axa France, fin 2008, l’e-learning représentait 2,5 % du temps de formation. Toutefois, l’entreprise a pour objectif de faire monter ce taux à 10 % fin 2009 et à 30 % en 2012. Différentes pratiques ont été adoptées autour de cet outil. Ainsi, Axa propose souvent cette méthode en complément d’autres dispositifs, soit en amont, pour assurer l’uniformisation du niveau de connaissances des stagiaires avant la formation en salle, soit en aval pour permettre un suivi de cette dernière. Courant juin 2009, doit être mis en place un « e-learning tutoré » qui permettra à chaque stagiaire de bénéficier d’un accompagnement par l’un de ses pairs.
Par ailleurs, sont disponibles en libre service et sans processus d’inscription, 110 modules sur des sujets aussi divers que la bureautique, les métiers de l’assurance ou le développement de l’efficacité professionnelle. Cela permet, selon José Milano, « une démarche proactive du collaborateur et une autonomie par rapport à la montée en compétence ». Afin d’assurer l’efficacité de ces moyens mis à disposition, a été créée une équipe de formation dédiée : « Création et développement ». Celle-ci assure notamment l’intégration de l’e-learning au sein des dispositifs de formation, tout en menant un travail de sensibilisation des managers à l’outil.
De la même manière, ont été développés par l’entreprise Daesign, plusieurs serious games visant à former le personnel à la vente, ou au management (notamment sur le sujet de l’entretien annuel d’appréciation).
Pour José Milano, ces outils possèdent de nombreux atouts qui justifient leur utilisation. D’abord, ils proposent un mode de formation en adéquation avec le développement du Web 2.0, mais ils peuvent également offrir une certaine souplesse du processus d’apprentissage permettant une individualisation de la formation et une optimisation des coûts. L’approche ludique est, de son point de vue, un autre aspect intéressant, qui permet à l’apprenant de se défaire de la pression du groupe.
Aurélie Gerlach
in Le Quotidien de la formation, 27 mai 2009
































