Qui n’a pas passé sa jeunesse à jouer aux architectes en empilant minutieusement ses blocs de LEGO ? Reconnus comme "jouets intelligents", les petits parallélépipèdes de couleur ont été source de nombreuses vocations professionnelles dans les domaines de l’ingénierie, de l’architecture ou des sciences. Et, en dépit de l’aspect enfantin de ces petites briques colorées, Dassault Systèmes SolidWorks Corp s’est basé sur le plus célèbre des jouets danois pour créer plusieurs logiciels de formation.
« La construction de créations, même les plus simples, permet aux enfants de se familiariser avec les principes de la géométrie et de la physique », a indiqué Marie Planchard [1], directrice mondiale des marchés et de l’éducation de DS SolidWorks le 6 décembre 2010, lors de la présentation des deux nouveaux tutoriels du logiciel CAO 3D. « Ainsi, non seulement les mathématiques et la science deviennent plus pertinentes, mais elles peuvent devenir une passion pour une vie. Lorsque la géométrie et la physique ont le pouvoir de créer ou de détruire un projet – qu’il s’agisse d’une voiture en LEGO ou d’un véhicule sous-marin pour la compétition – les mathématiques et la science représentent plus que des problèmes théoriques sur une page de cahier, elles sont les clés d’un royaume. Les ingénieurs ont recours à cette façon de penser tous les jours ».
"C’est grâce à ces exercices que les talents se découvrent" (Barack Obama)
Retomber en enfance pour se préparer aux fonctions d’un ingénieur ? C’est le pari de DS SolidWorks Corp, puisque les nouveaux tutoriels (gratuits) intégrés au pack CAO 3D permettent de retrouver l’environnement familier des petits blocs multicolores afin de créer, virtuellement, des véhicules de haute technicité. CAO 3D demeure aujourd’hui le logiciel de conception 3D le plus répandu au monde. Les leçons contenues dans cet outil pédagogique évoluent en même temps que les outils habituels utilisés par les ingénieurs et les constructeurs, devenant, de fait, de plus en plus techniques et complexes. La valeur ajoutée de DS SolidWorks demeure alors précisément cet aspect ludique qui, par bien des points, peut faire ressembler ces tutoriels de construction mécanique à de véritables jeux vidéos car, aujourd’hui, ce sont près d’un million de licences de ce logiciel qui circulent dans le monde, tant à destination des professionnels que des étudiants. [2]
« Nous avons beaucoup appris sur les styles d’apprentissage au cours des différentes décennies », a précisé Marie Planchard, « bien que certains étudiants comprennent les mathématiques et les sciences de manière abstraite, il existe, dans le monde de nombreuses personnes intelligentes qui apprennent de façon tactile, qui ont besoin de toucher et de créer physiquement les choses, que ce soit virtuellement, via un écran SolidWorks ou concrètement, dans leur garage ».
Un message partagé lors du Festival des sciences et de l’ingénierie des Etats-Unis, organisé récemment à Washington D.C auquel se sont pressés des milliers d’étudiants et de lycéens américains. Un festival conclu sous les ors de la Maison Blanche, en présence de son prestigieux locataire : « C’est grâce à ces exercices que les talents se découvrent et que les passions s’éveillent. C’est aussi à ce moment-là que les futurs scientifiques, ingénieurs, inventeurs et entrepreneurs naissent », a déclaré Barack Obama à l’issue de cette dernière journée. De futurs prix Nobel le seront-ils grâce aux bons vieux LEGO ? Yes, they can !
par Benjamin d’Alguerre
in Le Quotidien de la formation, 7 décembre 2010
































