« Comment le travail de conseiller évolue-t-il en fonction du développement de technologies ? », telle était la question posée par Cathy Laurent, directrice adjointe ā la direction de l’éducation et de la formation de la Région Alsace, lors des 8èmes rencontres du Fffod (Strasbourg, 13 au 15 janvier).
Pour Armel Guillet, directeur du développement et de la communication du Fongecif Ile-de-France, des « questions assez anciennes » se posent « avec une nouvelle acuité » dans un contexte qui « bouge ». Si les technologies de l’information peuvent aider à répondre à l’évolution d’une demande en constante augmentation, « il faut être en mesure de bien connaître son public et de le segmenter pour pouvoir adapter son niveau de service : il y a 3 900 000 salariés dans le secteur privé d’Ile-de-France, dont 3 500 000 dépendent du Fongecif ». Un contexte qui impose de « réfléchir à la façon dont on peut construire une offre de services plus ou moins autonome en fonction du public ».
Autre élément à prendre en compte selon Armel Guillet, la personnalisation. « La réponse doit être individualisée et dans la durée, (…) il nous faut donc parvenir à inclure dans le domaine de l’orientation et de la formation professionnelle des éléments de relation clients », comme a su le faire le secteur commercial.
Enfin, l’une des évolutions les plus marquantes de la fonction conseil provient sans doute de la montée en puissance d’un « public capable de s’informer, y compris sur internet ». Une nouvelle donne qui génère des « demandes de plus en plus complexes » et qui nécessitent « un travail de déconstruction/reconstruction du projet » de la part de l’accompagnateur.
Nicolas Deguerry
in Le Quotidien de la formation, janvier 2010
































