L’objectif est clair pour Jean Wemaëre, président-directeur général de Demos : « Devenir leader européen » sur le marché de la formation, a-t-il expliqué, mardi 22 mai, lors de la présentation de la démarche d’introduction en Bourse du groupe.
L’organisme de formation comptait lever 10 millions d’euros à l’occasion de son introduction en Bourse. C’est chose faite : 15,54 euros, c’est le haut de la fourchette de prix de l’action que Demos espérait quand l’organisme de formation a lancé son introduction en Bourse . Au terme du placement, 7364 actionnaires individuels ont ainsi acquis des actions Demos. « Le nombre total d’actions, après exercice intégral de la clause d’extension et avant exercice de l’option de sur-allocation, mises à la disposition du marché est de 1 320 977, soit un montant total de 20 527 982,58 €, décomposé comme suit : une augmentation de capital de 643 501 actions nouvelles pour un montant de 10 000 005,54 € et une cession de 677 476 actions existantes pour un montant de 10 527 977,04 € », apprend-t-on dans un communiqué daté du 31 mai.
Pour Jean Wemaëre, président-directeur général de Demos, « cette opération nous donne les moyens d’accélérer notre croissance, que nous nous engageons à soutenir conformément à notre plan de développement, par une politique d’acquisitions ciblées, en France et à l’international, afin de devenir un leader européen du savoir opérationnel ».
Renforcer la croissance externe
« La première motivation de cette introduction en Bourse est de lever des fonds pour financer et ainsi développer notre croissance externe », avance Jean Wemaëre. Sur le marché français, le groupe va poursuivre sa politique d’acquisition de structures pour développer de nouvelles compétences complémentaires, de nouveaux process et conquérir de nouveaux marchés. Après s’être implanté en Espagne, au Portugal, en Allemagne et au Royaume-Uni, le groupe vise désormais l’Europe du Nord, jouissant « d’un marché mature » et les pays de l’Est dont « le différentiel avec nous en matière de compétences est d’une quinzaine d’années ». « Nous sommes en contact permanent avec nos confrères européens mais il n’y a pas encore de négociations particulières pour acquérir des entreprises », assure le PDG de Demos. Aussi, la politique de conquête de nouveaux marchés cible l’Amérique du Sud et l’Inde au travers des filiales espagnole et britannique du groupe.
« Optimiser son organisation »
Au-delà de la croissance externe, Demos souhaite « poursuivre l’optimisation de l’organisation » du groupe pour asseoir son développement. « Nous allons réduire le nombre de départements de onze à cinq ou six et les libérer des activités administratives pour qu’ils puissent se consacrer entièrement à leurs offres », précise Jean Wemaëre. Par ailleurs, pour « enrichir l’offre en réponse à la demande croissante des entreprises », l’organisme souhaite notamment développer son offre « services » en proposant, à terme, une offre de logistique de gestion de compétences et en projetant d’acquérir une entreprise spécialisée dans la gestion des compétences.
Un « rôle fédérateur » à jouer sur le marché
Sur un marché français « très atomisé » avec près de 13 000 organismes de formation en 2004 et une part de marché cumulée des deux premiers organismes [1] ne représentant que 4%, Jean Wemaëre prévoit un phénomène de concentration des acteurs ; concentration « rendue nécessaire par la montée en puissance des divisions Achats dans les entreprises, les besoins importants d’investissements des organismes dans les nouvelles technologies et la nécessité d’offrir des formations transnationales ». « En entrant les premiers en Bourse, nous pouvons tenir un rôle fédérateur sur ce marché », conclut le PDG.
Jérôme Lepeytre
in Le quotidien de la Formation, 23 mai et 4 juin 2007
































