Le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) a organisé une manifestation le 7 décembre 2010 à Paris à l’occasion des 40 ans de la signature du premier accord national interprofessionnel du 9 juillet 1970 sur la formation et le perfectionnement professionnels, qui a réuni plus de 700 personnes. Un film et deux tables rondes ont rythmé l’évènement. Retrouvez ici les articles qui ont rendu compte de l’évènement publiés dans le Quotidien de la formation. .
Lors de son allocution d’ouverture, Francis Da Costa, président du FPSPP a insisté sur le caractère "ambitieux et moderne" de l’ANI du 9 juillet 1970 (voir article). Il s’est également félicité du que le nombre de salariés formés au titre du Dif ait été multiplié par deux chaque année entre 2006 et 2008 (voir article). Quant à Djamal Teskouk, vice-président du FPSPP, il a salué les successeurs du FUP, "confrontés à la tâche difficile de faire vivre le FPSPP dans une conjoncture qui n’est pas facile" (voir article). Il a déploré les insuffisances constatées dans les entreprises en termes de construction du plan de formation, et notamment la sous-utilisation de la période de professionnalisation.
Dispositifs et outils de gestion de la formation créés par les partenaires sociaux
La première table ronde a débattu de ces différents aspects. Georges Tissié, pour la CGPME, se félicite que la France ait le système de formation professionnelle, "le plus complet de tout le monde occidental" (voir article). Anousheh Karvar, CFDT a rappelé que la formation professionnelle s’inscrit "dans une tradition qui est celle de la promotion sociale par le travail, conçue pour corriger les inégalités"(voir article). Cependant, "une partie des dispositifs de la formation professionnelle manque de lisibilité", considère Jean-François Pilliard, (UIMM) (voir article). Et Thierry Le Paon (CGT) regrette que le DIF ne soit pas "un droit opposable"(voir article). Jean Lardin, président de UPA rappelle que c’est "seulement à partir des accords de 1985 et 1991 qui ont créé les Opca pour les entreprises de moins de 10 salariés" que son organisation s’est impliquée dans la formation (voir article).
FPSPP, la nouvelle donne
C’est le titre de la seconde table ronde de l’après-midi. En introduction, Alain Druelles, qui assure le secrétariat du Comité paritaire national pour la formation professionnelle (CPNFP) précise que "20 % des impulsions du CPNFP donnent lieu à des actions directes du FPSPP" (voir article). La plupart des intervenants sont revenus sur la ponction par l’Etat de 300 millions d’euros au FPSPP. Celle-ci contribue à "déliter une confiance chèrement acquise", affirme Stéphane Lardy au nom de Force ouvrière (voir article). Et Jean-Pierre Therry (CFTC) compare le FPSPP, à "un enfant nu et malade" (voir article). Invité à préciser les apports du FPSSP sur le terrain, William Sarraute, du Fongecif Aquitaine) se félicite que que les ressources du Fonds paritaire financent la formation des publics les plus fragiles (voir article). De son côté, Bertrand Le Grix de La Salle, président du FAF Propreté considère que l’action du FPSPP a l’avantage "de désinhiber la formation auprès des publics bénéficiant des financements de son organisme" (voir article).
































