Jean-Luc Moreau, conseiller formation continue à la Dafpic de Bordeaux et correspondant académique FOAD, nous informe du lancement d’E-Tutors Portal, que l’on pourrait présenter comme le pendant européen du portail T@D (voir notre article).
Réalisé dans le cadre d’un programme Leonardo coordonné par le Centre de formation professionnel de l’industrie métallurgique et métallomécanique (Cenfim) de Lisbonne et associant quinze organisations dans douze pays différents, E-Tutors Portal est un « portail multilingue destiné à aider les organisations, les formateurs, les tuteurs et tous ceux qui souhaitent participer à des projets de formation à distance, à identifier rapidement les enjeux et à élaborer des réponses durables pour augmenter la probabilité de succès dans la mise en œuvre de ces projets. »
L’objectif de ce portail est d’aider les e-tuteurs, notamment dans les secteurs de la métallurgie et de l’électronique, à trouver des ressources e-learning validées par l’équipe projet pour développer leurs compétences, leurs matériaux e-learning et/ou la réalisation de leurs cours. Pour ce faire, le portail comporte onze catégories couvrant des sujets aussi divers que « la formation informelle à distance », « la pédagogie », les « outils » ou encore la « formation expérientielle ». Chaque sujet est traité par des « contenus internes (documents appartenant aux partenaires et téléchargés par eux dans les catégories correspondantes) » et des « liens vers des contenus externes », validés et commentés par les partenaires. _ A titre d’exemple, la catégorie « Formation expérientielle » renvoie actuellement sur un dossier de France 5 sur l’alternance.
Non traduits, la richesse des contenus dans chacune des dix langues européennes dépend donc de l’ « activisme » de chacun des partenaires. Celui des Français, en l’occurrence, se manifeste particulièrement dans les dossiers consacrés à la pédagogie et la formation informelle à distance. Si le choix du multilinguisme a le mérite de respecter les identités nationales et de simplifier la maintenance du site, on peut cependant regretter qu’il ne favorise guère les échanges de bonnes pratiques entre pays. Force est toutefois de reconnaître que les sites communautaires rédigés en lingua franca –c’est-à-dire en anglais…- sont largement désertés par les Français.
Nicolas Deguerry
in Inffo Flash 719, 1er au 15 mars 2008
































