Francis Da Costa, président (Medef) du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP), a rendu hommage aux acteurs du paritarisme, bâtisseurs du système de formation professionnelle, à l’occasion du quarantième anniversaire de l’ANI du 9 juillet 1970, célébré à la maison de la chimie à Paris, mardi 7 décembre.
Il a souligné « une action constante, une action conduite par les partenaires sociaux de 1970 jusqu’à aujourd’hui dans le cadre de la négociation, à la recherche de consensus, qui se traduisent par des compromis forts ».
« Une ambition pour le développement économique et la promotion sociale », telle est la philosophie de l’ANI de 1970, selon Francis Da Costa. Un accord qui « s’inscrit dans l’évolution de la formation professionnelle, un accord ambitieux et moderne à l’époque ». Et qui contient « l’ensemble des bases de la formation et de la sécurisation des parcours professionnels » issus de l’ANI du 7 janvier 2009.
Francis Da Costa a rappelé qu’on trouvait dans l’accord de 1970 « l’importance de l’orientation des jeunes, le suivi de l’insertion professionnelle des jeunes après l’obtention de leur diplôme. On y trouve aussi la participation des employeurs à la formation professionnelle continue, les attributions du CE en matière de formation et le principe de l’évaluation des dispositifs ».
En 1983, les partenaires sociaux ont créé le CIF, en 1986 les contrats d’insertion par l’alternance, en 1991 le co-investissement et posé les premiers jalons du développement de la formation professionnelle dans les TPE-PME, a poursuivi le président du FPSPP. En 2003, le DIF et la professionnalisation, et en 2009 la sécurisation des parcours professionnels. Sans oublier dès 1987, le principe de la péréquation, avec la création de l’Agefal et du Copacif, auxquels ont succédé le Fonds unique de péréquation en 2003 et aujourd’hui le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels.
« Le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels voit aujourd’hui sa vocation élargie, développée. Au-delà, le FPSPP est un outil de décloisonnement des fonds, que ce soit les salariés ou les jeunes en insertion professionnelle. Les partenaires sociaux ont démontré à travers les accords signés leur capacité à réagir pour adapter les dispositifs à l’environnement », a ajouté Francis Da Costa.
« Souvent considérée à tort comme compliquée, en réalité la formation professionnelle est complexe car ses missions le sont, dans la mesure où elle doit traiter les entreprises, les hommes et les femmes dans le respect de leur diversité », a encore analysé le président du FPSPP. La « FPC », « c’est complexe, c’est pourquoi cela oblige à s’occuper de ceux qui sont déjà formés pour fabriquer nos brevets mais aussi de ceux qui sont moins formés, et qui contribuent à notre vie sociale et économique », a-t-il conclu.
David Garcia
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 8 décembre 2010.
































