« Cela fait 25 ans que les Fongecif existent… et cela fait 25 ans qu’ils cherchent de l’argent ». Invité à la table ronde consacrée au FPSPP dans le cadre des 40 ans de l’accord national interprofessionnel du 9 juillet 1970, William Sarraute, président (CFE-CGC) du Fongecif Aquitaine a souhaité souligner la bonne volonté dont ont fait preuve les Fongecif concernant les appels à projets issus du FPSPP en dépit de trésoreries parfois insuffisantes. « Avec la mise en place du FPSPP en 2009, nous avons enregistré 13 % d’appels à projets supplémentaires. Aussi, nous avons appris à les prioriser et, surtout, à les adapter en fonction de nos besoins régionaux ».
Le public concerné par les dispositifs du Fongecif Aquitaine sont essentiellement des personnes en CDD, en situation de chômage partiel, des seniors ou des femmes de niveau 5. « Quant aux personnes dans l’emploi bénéficiaires des actions du Fongecif, il s’agit essentiellement de salariés de TPE ou de PME », a rappelé William Sarraute, « d’où l’importance que nous accordons à la mutualisation ». En Aquitaine, sur 2400 dossiers annuels (concernant aussi bien des salariés en CDI qu’en CDD), 40 % ont reçu une suite favorable. « Sans le concours du FPSPP, nous ne serions jamais parvenus à ce résultat » a confessé le représentant du Fongecif Aquitaine. Plusieurs difficultés demeurent cependant : sur le plan politique, trouver des financements tout en maintenant le salarié au cœur du projet de formation n’est pas aisé, d’autant qu’il s’agit d’une charge financière considérable pour le Fongecif et les entreprises.
« Enfin, demeure l’incertitude quant à l’avenir du FPSPP », a souligné William Sarraute. « L’Etat va-t-il continuer à se comporter comme un racketteur de fonds ? Nous allons devoir pérenniser le Fonds paritaire, sans quoi, nous serons encore confrontés à de nouveaux hold-up régaliens ! »
Enfin, s’il s’est accordé, comme les autres membres de la table ronde, à saluer le Dif comme dispositif de formation, le représentant du Fongecif Aquitaine a tenu à rappeler les vertus du CIF : « N’oublions pas le Cif. Il s’agit du seul instrument de cette nature en Europe et il est nécessaire de continuer à le faire vivre ! »
Benjamin d’Alguerre
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 9 décembre 2010.
































