Si les professionnels de santé sont compétents dans l’établissement d’un diagnostic et dans la prise en charge médicale, ils sont en revanche insuffisamment formés à l’éducation thérapeutique du patient (ETP).
C’est ce qui ressort d’une étude de [1] l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), qui indique que 44% des structures répondantes ne dispensent pas d’enseignement spécifique en ETP.
« De même, peu de modules de formation continue sont consacrés à cet enseignement, contrairement à ceux consacrés à l’observance du traitement », a expliqué le docteur Marie-José Moquet, chef du département qualité des pratiques et formation à l’INPES, vendredi 30 janvier, à l’occasion d’une conférence de presse consacrée à la présentation d’une « boite à outils interactive pour les formateurs en éducation thérapeutique du patient ».
Ce support technique – gratuit et disponible sur DVD-ROM et (internet) - vise à « faciliter la tâche des formateurs, aussi bien dans la préparation que dans l’animation des séances de formation. Elle s’adresse à des formateurs qui interviennent en formation initiale et continue », précise l’INPES.
70 activités de formations sont proposées, au travers de neuf chapitres (pratiques éducatives, éthique, relation soignant/soigné, pédagogie, accompagnement, évolution). Comment bien communiquer entre patient et soignant ? Qu’est-ce que la maladie du point de vue du malade ? Comment favoriser un travail entre plusieurs professionnels différents ? Y a-t-il des pratiques éducatives inacceptables ? Autant de thèmes abordé dans cette boite à outils qui permet « de faire un point général et complet sur la formation ou être utilisée module par module pour des formations courtes », détaille l’INPES.
Concept relativement méconnu, l’éducation thérapeutique du patient, qui a pour but de rendre les personnes actrices et responsable de leur santé et de favoriser leur autonomie, favorise pourtant la guérison des patients atteints de maladie chronique. « Lesquels sont environ 50% à ne pas adhérer pleinement à leur traitement, ce qui est souvent à l’origine d’une mauvaise qualité de vie et d’un recours important aux soins d’urgence. Or, dés lors que le patient adhère à son traitement, on peut parler ‘d’épidémie silencieuse’, comme le disent les américains », a souligné la directrice générale de l’INPES Thanh Le Luong.
15 millions de personnes, soit prés de 20% de la population française sont atteints de maladie chronique (diabète, épilepsie, VIH, tuberculose, cancer, asthme, etc.).
Pour commander le DVD-ROM, contactez le service diffusion de l’INPES : 42 boulevard de la Libération 93203 Saint-Denis Cedex
Gonzague Rambaud
in Le Quotidien de la formation, 2 février 2009
































