« Le doute ressenti par les partenaires sociaux envers l’Etat pose problème pour les OPCA ». Bertrand Le Grix de La Salle, Président du FAF Propreté, invité par le FPSPP le 7 décembre 2010 à l’occasion des 40 ans de l’accord national interprofessionnel sur la formation du 9 juillet 1970, n’a pas caché l’inquiétude ressentie par les organismes paritaires face à la ponction de 300 millions sur le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnel et des réactions qui s’en sont suivies de la part des organisations syndicales et patronales. Toutefois, le Président du FAF Propreté a tenu à préciser que l’adaptabilité dans l’urgence était régulièrement pratiquée par son OPCA : « Notre FAF n’existe que depuis une quinzaine d’années. Nous sommes encore jeunes et tout à fait susceptibles d’effectuer des sprints », a-t-il souligné, « les entreprises cotisantes sont habituées à répondre aux appels à projets dans des temps records ».
L’une des formations les plus suivies dans la branche propreté concerne la lutte contre l’illettrisme. « Le FAF a signé de nombreuses conventions avec des associations et des organismes présents sur cette thématique », a rappelé le Président du FAF, « nous sommes extrêmement actifs dans ce domaine de formation, d’une part parce qu’il est essentiel que nos collaborateurs sachent lire les consignes de sécurité et, d’autre part, parce que de telles formations changent littéralement leur vie ». S’il a volontiers admis que les appels à projets étaient souvent mal perçus par les entreprises cotisantes du FAF Propreté, Bertrand Le Grix de La Salle n’en a pas moins précisé l’une des spécificités de son OPCA : « Énormément d’entrepreneurs de notre branche sont autodidactes. Eux, comme leur personnel, ont besoin de formation même s’ils ne veulent pas toujours l’admettre. L’action du FPSPP a eu l’avantage de désinhiber la formation auprès de ces publics ».
Benjamin d’Alguerre
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 9 décembre 2010.
































