Plusieurs internautes formulent des propositions sur le fonctionnement actuel du système de formation. Ils souhaitent notamment que la formation ouverte et à distance soit développée et qu’un fonds national de compensation soit créé pour permettre aux personnes de suivre la formation souhaitée gratuitement. Sept internautes détaillent leur cursus de formation. La plupart évoquent les difficultés liées au financement de la formation et déplorent que ceux-ci soient réservés aux actions liées aux secteurs en tension. Des salariés soulignent également d’autres difficultés d’accès à la formation : problèmes de remplacement, accompagnement insuffisant, etc. Trois parcours sont particulièrement impressionnants, depuis un niveau infra CAP jusqu’à un master en formation continue.
Un salarié soulève la question des rémunérations pour les candidats à une formation continue. Il explique que les officiers de la marine marchande doivent obligatoirement se former pour maintenir leurs compétences et que beaucoup "n’ont pas d’autre choix que de démissionner de leur emploi pour trouver un financement auprès des Assedic". Il regrette également que la VAE ne soit pas plus prise en compte dans ce secteur.
Les suggestions des professionnels
19 professionnels ont participé à ce forum. Les thèmes abordés concernent essentiellement le système de formation, l’offre de formation et des propositions d’ordre pédagogique.
Le dispositif de formation s’attire des critiques dont certaines sont radicales, évoquant "les dérives du paritarisme", ou regrettant que la formation "soit une mine d’or, sans aucun contrôle et avec des fraudes fréquentes". En écho, un membre de la commission des comptes du Conseil national de la formation tout au long de la vie (CNFTLV) précise que "le système n’est pas pourri mais complexe". Un internaute souligne la forte discordance entre les déclarations de principe et le déclin des possibilités de formation pour les projets individuels (peu de Congés individuels de formation (CIF), budgets de promotion sociale très réduits). Les OPCA font l’objet de plusieurs messages. Un internaute regrette qu’ils soient "oublieux du client final" et déplore le "décalage entre les formations catalogues qu’ils proposent et les besoins des petites entreprises". Il constate une différence "entre les discours de parade et le fonctionnement réel des OPCA" et dénonce "les complicités d’un système à la dérive" qu’il estime être "celles de l’ensemble des acteurs d’un monde qui vit pour lui-même, en décalage avec le monde « du dehors »". Des administrateurs et des salariés d’OPCA se sont aussi exprimés et émettent des propositions. L’un estime que les OPCA doivent "compléter leur métier traditionnel d’encaisseur - décaisseur par celui de l’accompagnement de l’entreprise". Un autre "déplore la rigidité du système de formation et le manque de coordination entre tous les acteurs". Il suggère que le plan de formation soit "négocié avec le Comité d’entreprise et pas uniquement soumis pour avis". Autres propositions pour un meilleur fonctionnement du système de formation : revoir la planification des formations destinées aux personnes handicapées, créer des synergies entre les enseignants de la formation initiale et les conseillers en formation continue, sensibiliser très tôt les scolaires au monde du travail, revaloriser les métiers en tension par un statut attractif et des possibilités réelles de carrière.
Côté formateurs, une consultante pose le problème de la sous-traitance, stigmatisant les marges élevées des organismes intermédiaires (50%) et les "prix cassés" par certains petits organismes de formation. Un internaute regrette que l’accès à la profession de formateur ne soit toujours pas réglementé alors "que de plus en plus d’intervenants n’ont pas même une formation pédagogique".
Les méthodes pédagogiques sont aussi évoquées. Le développement de la formation ouverte et à distance est plébiscité. Un cadre juridique aux dispositifs de production et de diffusion préservant les droits d’auteur est souhaité. Enfin, pour susciter la motivation des stagiaires, un internaute propose de "donner envie par le concret", en s’appuyant sur "une ingénierie cognitive et sociale autant qu’environnementale", en agissant sur quatre composantes : Education-Formation-Emploi-Citoyenneté.



























Publicité

