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Le DIF crée la surprise chez les responsables et les organismes de formation

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Le premier baromètre DIF [1] présenté par le Groupement des acteurs et responsables de la formation (Garf) et la Fédération de la formation professionnelle (FFP) le 8 février a permis à ces deux organismes de faire part de leurs bonnes surprises à l’étude des résultats. Lancé en juin « en raison des difficultés dans la mise en œuvre de ce nouveau droit », comme l’avait indiqué alors Monique Benaily, présidente du Garf (voir notre article), force est de constater quelque sept mois plus tard qu’il prend sa place dans l’entreprise. En 2006, 90% d’entre elles ont reçu des demandes de DIF de la part de toutes les catégories socioprofessionnelles présentes dans l’entreprise : de 21% des ouvriers à 11% des techniciens supérieurs, pour le plus faible taux. Première surprise : plus des trois quarts des actions de DIF concernent les ouvriers et employés.

Ce sont les plus grandes entreprises qui récoltent le plus de demandes : 101 (de 2000 à 5000 salariés) et 110 (plus de 5000), et c’est dans le secteur de l’industrie (63 demandes) et la banque, finance et assurances (64) où se trouve le plus vif engouement. Deuxième surprise pour les deux organismes : les entreprises accèdent volontiers à la demande des salariés : 74% d’entre elles n’ont jamais refusé de formation. En revanche, lorsqu’elles l’ont fait, elles ont invoqué l’absence de cohérence par rapport aux objectifs de l’entreprise comme motif, avant la durée et le coût. Les formations les plus demandées sont les langues (35%) et l’informatique (16%), mais, autre surprise, les formations métiers arrivent en troisième position avec également 16%.

« Nous pensions que le DIF se faisait essentiellement hors temps de travail, a expliqué Marie-Christine Soroko, déléguée générale de la FFP. Les chiffres nous ont donné tort puisqu’il y a un équilibre entre les actions réalisées pendant le temps de travail [2]. Les formations de langues, par exemple, se suivent souvent à l’heure du déjeuner ou le soir. »

S’agissant du premier baromètre, aucune des deux parties ne veut cependant tirer de conclusions trop hâtives. Un deuxième baromètre, révélé dans un délai de six mois, devrait aider à confirmer et affiner ces résultats.

Béatrice Delamer

Source : Le Quotidien de la Formation, 9 février 2007

[1] Baromètre réalisé en décembre 2006, conjointement, auprès de 200 responsables de formation adhérents du Garf et de 100 organismes de formation membres de la FFP par le cabinet Perspective 123.

[2] 48% des formations se font sur le temps de travail, contre 44% en dehors

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