« Un des objectifs du DIF est de responsabiliser le salarié sur sa formation, pour qu’il puisse intervenir dans la construction de son parcours professionnel », a affirmé Thierry Le Paon, membre de la commission exécutive confédérale de la CGT, lors de la célébration du quarantième anniversaire de l’ANI formation du 9 juillet 1970, à la maison de la chimie à Paris, mardi 7 décembre.
Faire du salarié un acteur de sa formation, tel est le maître mot de ce droit issu de l’ANI du 5 décembre 2003, rappelle Thierry Le Paon. Oui mais « le droit individuel n’est pas un droit opposable, il est devenu un droit d’initiative soumis à l’accord de l’employeur plus qu’un droit individuel. Car le salarié a intérêt à construire son projet en cherchant à l’inscrire dans le projet de formation de l’entreprise », regrette le responsable CGT.
A travers le Plan de formation, « on peut dépasser le DIF. Le chef d’entreprise détient entre ses mains l’immense responsabilité de l’évolution de ses salariés », ajoute-t-il.
En 2003, le DIF est conçu comme transférable, en 2009 il devient portable, mais il demeure « soumis à l’accord du conseiller de Pôle emploi et du nouvel employeur », déplore Thierry Le Paon.
David Garcia
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 8 décembre 2010.
































