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Le Dif se développe dans les entreprises, selon le Garf et la FFP

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Selon les résultats du premier “baromètre Dif” [1] mis en place par le Garf et la FFP, de nombreuses entreprises adhérentes ont reçu en 2006 des demandes de Dif de la part de leurs salariés. Seulement un tiers ont refusé ces demandes.


Les chiffres rendus publics le 8 février par Monique Benaily, présidente du Garf (Groupement des acteurs et responsables de formation), et Jean Wemaëre, président de la FFP (Fédération de la formation professionnelle), “contredisent les constats faits jusque-là selon lesquels l’encadrement a davantage accès à la formation que les ouvriers et techniciens”. En effet, plus de 45 % des actions de formation dispensées dans le cadre du Dif concernent les ouvriers et les employés, les agents de maîtrise et les techniciens supérieurs représentent 33 %, les cadres occupant une fonction d’encadrement 15 %, ceux occupant une fonction technique 10 %.
La plupart des demandes ont été enregistrées par les grandes entreprises : 101 pour celles de 2 000 à 5 000 salariés et 110 pour celles employant plus 5 000 salariés. Les secteurs de l’industrie (64 %) et de la banque-finance-assurance (63 %) ont reçu plus de demandes. Les trois quarts (74 %) des entreprises n’auraient pas refusé une seule demande. Pour celles qui l’ont fait, les motifs les plus fréquemment évoqués sont : l’absence de cohérence par rapport aux objectifs de l’entreprise, la durée et le budget de l’action demandée.

Pendant le temps de travail

Autre fait marquant de l’étude : l’équilibre observé entre les actions réalisées pendant le temps de travail et celles réalisées en dehors du temps de travail. “Nous pensions que le Dif se faisait essentiellement hors temps de travail. Les chiffres nous ont donné tort”, a expliqué Marie-Christine Soroko, déléguée générale de la FFP. 48 % des départs dans les entreprises interrogées se sont effectués majoritairement sur le temps de travail et 44 % en dehors du temps de travail. Au total, 78 % des départs en formation Dif dans le secteur banque-finance-assurance ont été effectués sur le temps de travail, alors qu’à l’inverse, l’industrie les accepte majoritairement en dehors du temps de travail.
Les formations les plus demandées sont des formations en langue (36 %), qui selon la déléguée générale de la FFP, “sont souvent suivies à l’heure du déjeuner ou le soir”. Avec 35 % des demandes, les formations à l’informatique-bureautique ont la cote, suivies de celles spécifiques à un métier (15 %). De plus en plus de salariés sont informés sur leur droit : 94 % des responsables de formation ont communiqué sur le Dif, 78 % ont mis en place un outil de gestion des demandes et 70 % des Dif sont évoqués lors des entretiens annuels. Côté organismes de formation, les deux tiers ont communiqué sur le dispositif auprès des responsables de formation et un tiers a développé une offre de services à leur attention. Dans l’ensemble, les entreprises sont satisfaites : 41 % des responsables de formation estiment que “le Dif a rendu leurs collaborateurs acteurs de leur formation”, 83 % ont été sollicités pour le choix des formations. Parallèlement, près de la moitié (41 %) des responsables de formation considèrent que le Dif “complique la gestion de la formation”, et 23 % qu’il “a augmenté les budgets de formation”.
L’effet du Dif sur les organismes de formation a été conséquent : 40 % d’entre eux ont réalisé plus de 5 % de leur chiffre d’affaires dans ce cadre. Puisqu’en 2006, le chiffre d’affaires global de l’offre privée est estimé à quelque 6 milliards d’euros, le Dif aurait donc (si l’enquête peut être extrapolée) généré environ 300 millions d’euros. Déjà, 55 % des organismes interrogés ont “créé de nouvelles formations” . Un deuxième baromètre, dans six mois, devrait permettre de “confirmer et affiner ces résultats”.

Knock Billy

Source : Inffo Flash n° 697, 1er au 15 mars 2007

[1] Enquête réalisée en décembre 2006 sous forme d’entretiens téléphoniques auprès de 200 entreprises adhérentes du Garf (de toutes tailles) et de 100 organismes de formation adhérents de la FFP.

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