« Après l’Agefal, le Copacif et le FUP, le FPSPP est notre dernier enfant. Mais il s’agit d’un enfant nu et malade, à cause de la ponction étatique des 300 millions ». C’est par cette métaphore que Jean-Pierre Therry, chargé de mission FPC-GPEC au sein de la CFTC a résumé les sentiments de plusieurs intervenants lors de l’une des tables rondes organisées le mardi 7 décembre à l’occasion des 40 ans de l’accord national interprofessionnel sur la formation du 9 juillet 1970. « Cette ponction nous amène à nous poser des questions sur le rôle réel de la gouvernance et de l’intervention de l’Etat au sein du Fonds paritaire ».
Toutefois, Jean-Pierre Therry tient à féliciter le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels quant à sa vélocité en termes de mise en place des appels à projets. « Nous avions pris le pari qu’à la fin 2010, tous les appels à projets seraient mis en synergie. Nous avons gagné ce pari ! » 2011 risque cependant de voir une modification radicale de cette manière de procéder : « Vendredi 10 décembre, nous serons amenés à réfléchir sur ces appels à projets au sein du CPNFP. Nous ne resterons probablement pas dans la même configuration qu’à l’heure actuelle, notamment au niveau des dispositifs décrits au Titre 2 ». A quels changements risque de mener cette réflexion ? « Pour 2011, il faudra inverser la machine et réfléchir en amont sur les appels à projets avant de définir le taux de collecte. Il est important de définir nos priorités d’abord et de définir les montants à collecter ensuite ».
Un changement radical pour 2011, donc, mais qui ne fait que préfigurer celui de 2012, lorsque la fusion des OPCA sera consommée. « Ne brûlons pas les étapes », a toutefois tempéré Jean-Pierre Théry, « attendons les premières analyses après la fusion pour en tirer les conclusions qui s’imposent ».
Benjamin d’Alguerre
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 9 décembre 2010.
































