« L’objectif des plateformes de formation aux métiers de l’aide à la personne est de mobiliser et de coordonner les moyens pour analyser les besoins et développer les formations sur les territoires », a assuré Marie-Paule Montay-Versaevel, responsable de mission à Racine, en ouvrant l’atelier qu’elle animait le 24 janvier dernier dans le cadre de l’UHFP à Arles.
L’expérimentation d’une telle plateforme sur les académies de Créteil, Versailles et Toulouse en 2005-2006 a vu le jour grâce à la mobilisation d’un partenariat entre quinze acteurs : institutionnels, collectivités territoriales, financeurs, employeurs… Devant le succès rencontré par cette expérimentation, les ministres en charge de l’Éducation, de l’Emploi, de l’Agriculture et des Affaires sociales ont décidé de généraliser dans toutes les régions la création de telles plateformes.
Jean-Michel Dupont, chargé de mission au ministère de l’Éducation nationale, a dégagé les principaux résultats de l’évaluation des résultats concrets de cette expérimentation. Ont ainsi été mis en évidence :
l’état des lieux de l’offre de formation au niveau local, toutes voies et certifications confondues ;
l’état des lieux des besoins en professionnels et la prospective d’’évolution des besoins à l’horizon 2010 ;
la mutualisation des supports d’information ;
l’échange sur les informations concernant les certifications et la VAE en vue de valoriser les passerelles ;
le partage d’arguments sur les besoins d’évolution de l’offre de formation ;
l’augmentation importante des formations toutes voies et toutes certifications confondues (plus de 1 000 personnes).
La discussion, explique le rapporteur, Jean-Pierre Gril de l’ACPPAV (Association des cours professionnels de pharmacie, santé, sanitaire, social et environnement), s’est concentrée sur la méthodologie, les conditions de réussite et les limites d’un partenariat multi-acteurs.
Les retombées positives du travail en multi-partenariat ont été identifiées. Il permet une connaissance réciproque des partenaires, la création d’une synergie et la réalisation d’économies. Au titre des conditions de réussite, les participants ont relevé la nécessité de bien partager les objectifs et de s’assurer de la légitimité du/ou des pilote(s), le respect des différences de chaque acteur, le temps qui doit être consenti à chacun pour s’approprier les enjeux et la prise en compte des évolutions dans le temps des collaborations et des places des partenaires. Enfin, des outils pour une évaluation partagée doivent être élaborés. Le transfert de l’expérience partenariale en lien avec la capitalisation de cette expérience, ou encore la prise en compte du bénéficiaire direct en tant que partenaire, sont aussi des points sensibles du partenariat multi-acteurs.
Le constat partagé est qu’on ne peut plus faire sans partenariat multi-acteurs. Il constitue un levier de développement commun. Pour autant, la multiplication des partenariats pourrait diluer la responsabilité de chacun et en réduirait donc l’efficacité.
par Patricia Gautier-Moulin
Le Quotidien de la formation































