Interview à Inffo Flash n° 606 du 15 - 31 janvier 2003
Inffo Flash : Les partenaires sociaux siégeant au Comité de coordination ont souhaité que leur participation aux comités de coordination régionaux soit redéfinie et plaident pour des espaces de dialogue et de concertation qui leur soient propres. Pourquoi et selon quelles modalités ?
Lionel Dubois : Pour le moment, les organisations syndicales siègent individuellement dans ces comités régionaux. Or, il faut qu’une voix paritaire interprofessionnelle puisse se faire entendre dans les groupes de travail thématiques de ces instances. Une organisation interprofessionnelle territoriale reste à définir en partant de l’expérience des Copire. La négociation qui démarre sur la réforme de la formation professionnelle devrait apporter des éléments de réponse.
Inffo Flash : S’agissant des contrats en alternance, les relations entre conseils régionaux et partenaires sociaux sont parfois tendues. Quels moyens employer pour aplanir ces difficultés ?
Lionel Dubois : Il est vrai que les politiques de branche percutent celle de l’approche interprofessionnelle territoriale. Or, celle-ci est la plus adaptée pour définir les besoins locaux... On peut imaginer que les branches mandateraient les représentations syndicales créées à ces niveaux.
Inffo Flash : On rencontre aussi des difficultés sur le terrain de l’apprentissage. Que pensez-vous des innovations introduites par la loi de modernisation sociale et celle sur la démocratie de proximité ?
Lionel Dubois : Ce sont des “réformettes” qui n’ont concerné que les collecteurs, en évitant de toucher à l’architecture d’un système marqué par la persistance de deux filières, l’une sous statut scolaire et l’autre en formation continue. C’est contraire à l’idée de formation tout au long de la vie. Cela dit, que le conseil régional ait un œil sur la répartition des primes à l’apprentissage me semble une bonne chose pour dynamiser les bassins d’emploi.
Propos recueillis par Renée.David.Aeschlimann
































