"Nous disposons avec l’Afpa d’une entreprise nationale de formation professionnelle des adultes, la plus importante en Europe", a affirmé le président de la République le 3 mars en déplacement à Alixan (Drôme), alors que les syndicats de l’organisme dénoncent depuis plusieurs mois son "démantèlement".
Nicolas Sarkozy a mis en avant le rôle de l’Afpa dans le domaine de la formation, demandant aux partenaires sociaux, aux Conseils régionaux et à Pôle emploi de "mobiliser cet instrument".
"Certes, l’Afpa doit évoluer. L’Etat l’accompagnera pour qu’elle ait les moyens de son développement dans un cadre concurrentiel ; elle les aura en maîtrisant notamment son patrimoine immobilier", a précisé le Président.
"En contrepartie, je demande à l’Afpa d’accentuer son effort en faveur des demandeurs d’emploi, des salariés peu qualifiés et des salariés en reconversion professionnelle. Je le dis aux partenaires sociaux, aux Conseils régionaux et à Pôle emploi, ils doivent mobiliser cet instrument", a ajouté Nicolas Sarkozy.
Les syndicats de l’Afpa s’opposent au transfert des quelque 750 psychologues de son service d’orientation vers Pôle emploi, l’organisme issu de la fusion ANPE-Assédic, d’ici au 1er janvier 2011, et à la mise en concurrence de l’Afpa avec des organismes privés. Ils appellent à une journée de grève et de manifestations le 19 mars.

































