A l’origine, un groupe de travail piloté par les partenaires sociaux de la branche s’était réuni en 2005 et 2006 afin d’étudier le temps de travail des formateurs.
Les partenaires sociaux considèrent que « les missions des formateurs ont aujourd’hui considérablement évolué », selon le texte de l’accord de méthode. D’où la nécessité « d’identifier les facteurs sociaux, économiques et technologiques qui ont fait évoluer le métier de formateur ».
Cette étude visera à :
identifier les facteurs qui ont fait évoluer le métier de
formateur et qui affectent les différentes tâches qui composent sa charge de travail ;
mesurer l’impact de ces changements sur l’organisation du temps de travail des formateurs D et E et sur leur classification ;
préparer une négociation collective paritaire sur une nouvelle définition et répartition du temps de travail des formateurs.
Le principal point d’achoppement de l’accord risque de porter sur la définition du temps de travail. L’accord de 1989 sur les classifications prévoit une charge de travail composée à 72% du face-à-face pédagogique et à 28% d’un temps de préparation des cours. « Si on diminue le temps de préparation, cela entraînera des conséquences sur les conditions de travail du formateur, et surtout, la qualité de la prestation », prévient Smail Lamara, vice-président CGT du comité de pilotage de l’Observatoire (Jacques Bahry, vice-président de la Fédération de la formation professionnelle, directeur général du Groupe Cesi, en assurant la présidence).
Les partenaires sociaux élaboreront le cahier des charges de l’étude diagnostic le 26 septembre prochain.
David Garcia
in Le Quotidien de la formation, 18 juin 2007
































