“Réussite de la personne dans sa démarche et reconnaissance du statut d’accompagnateur et de ses missions.” Ce sont deux objectifs que partagent les accompagnateurs, au-delà de leurs modes d’intervention et de leurs profils, ont expliqué Nadia Bruneau, chargée d’études au Centre Inffo et Bernard Liétard, professeur émérite au Cnam. Ils ont rappelé que dans une démarche VAE, l’accompagnement est souvent positionné à l’issue de l’étape de recevabilité de la démarche VAE. Dans les pratiques actuelles, deux formes d’accompagnement émergent : en amont de la recevabilité et à l’issue de la décision du jury. Ces trois types d’accompagnement diffèrent d’un organisme certificateur à l’autre. Toutefois, une volonté d’harmonisation chez les ministères certificateurs a débouché sur une charte de l’accompagnement, gage de qualité de la prestation offerte. Elle s’appuie sur une définition commune de l’accompagnement : il s’agit “d’une aide méthodologique au candidat à la VAE pour constituer son dossier auprès du certificateur, pour préparer l’entretien avec le jury et éventuellement la mise en situation professionnelle. C’est une mesure facultative qui offre au candidat des chances supplémentaires d’aller au bout de la démarche”.
Caractéristiques
Chaque type d’accompagnement présente des caractéristiques qui lui sont propres. En amont de la recevabilité, l’accompagnement est de plus en plus pratiqué par les organismes certificateurs. Les prestations proposées sont proches de celles effectuées par les Points information conseil (PIC) : informations sur la VAE, aide à l’orientation vers la certification la plus adaptée. Ce type d’accompagnement se déroule sous forme de réunions collectives et/ou d’entretiens individuels. À l’issue de l’étape de recevabilité, il s’agit de l’accompagnement officiellement reconnu. Il est très souvent facultatif (seul le ministère de l’Équipement le rend obligatoire, pour le secteur maritime). Il dure entre 8 et 24 heures et vise à aider le candidat à préparer son dossier de validation. Les modalités de mise en œuvre sont différentes selon le type d’évaluation prévue par le jury : entretien individuel, atelier en petits groupes, aide et conseil à la rédaction du dossier de validation, simulation d’entretien avec le jury, etc. Des formules mixtes peuvent être proposées. À l’issue de la décision du jury, l’accompagnement est assuré par l’organisme certificateur. Il se met en place afin surtout d’éviter les abandons lors d’une validation partielle. Il peut correspondre à un entretien d’orientation, une aide à la recherche d’un stage ou d’un établissement pour une formation. La prestation dépend des préconisations du jury. Elle peut aller d’un entretien de deux heures à un suivi assidu du candidat jusqu’à ce que celui-ci repasse devant le jury.
Interrogations
Ce panorama suscite plusieurs interrogations. Notamment, est-il opportun de cadrer officiellement ces trois types d’accompagnement ? Les pratiques seraient plus lisibles et plus cohérentes d’un organisme certificateur à l’autre : même prise en charge et même prestation pour tous les candidats. Par contre, certains organismes certificateurs et certaines certifications comportent des spécificités (métiers de la défense et de la santé, par exemple) qui impactent donc directement l’accompagnement : en tenant compte de ces cas précis, ne pourrait-on pas penser qu’il est bénéfique pour l’accompagnateur et l’accompagné qu’une marge de manœuvre soit laissée à la prestation de l’accompagnement ?
Centre INFFO
Source : Inffo Flash n° 696, 16 au 28 février 2007
































