Intervenant sur la question de l’e-accompagnement à l’orientation dans le cadre du colloque Inetop-Cnam [1], Violetta Podgórna, chercheur à l’Institut pédagogique de l’Université de Wroclaw (Pologne), invite à s’interroger sur “la capacité des travailleurs virtuels à accompagner une personne”.
Possible, selon elle, mais “seulement dans le cas du dialogue d’information”. Ceci, car il s’agit d’“un conseil directif fondé sur l’expertise, avec des réponses à caractère reproductible et donc applicables aux conseillers virtuels”.
Impossible en revanche de préconiser le conseil à distance pour le dialogue “négociation” et le dialogue “personnel-existentiel”, les deux autres types de dialogue à ce jour retenus par les chercheurs. Pourquoi ? Parce que tous deux donnent une “place importante à la communication non verbale”, souligne-t-elle, et limite donc les possibilités de mise à distance en raison de l’absence d’“intelligence émotive et sociale” des dispositifs virtuels.
Concluant en s’appuyant sur les études de Peter Sanders sur l’intérêt de la consultation par internet et téléphone, Violetta Podgórna invite à “ne pas servir qu’un seul plat”. De quoi nourrir la réflexion suggérée par le DIO Bernard Saint-Girons au premier jour du colloque, quant à la nécessité de définir les “limites” du service d’orientation dématérialisé prévu par la loi du 24 novembre 2009.
Nicolas Deguerry
In L’Inffo Formation n° 765, 1er au 15 avril 2010
































