Le nombre de jeunes sous contrat d’alternance (apprentis et jeunes en contrat de professionnalisation) chez Schneider Electric est passé de 530 (en 2005) à 710 en 2006, puis à 810 en 2007. “Actuellement, les alternants représentent 4 % de nos effectifs, explique Didier Gouésbet, directeur de l’insertion chez Schneider Electric. Pour nous, l’alternance constitue un levier important d’égalité des chances. Nous nous sommes engagés à accroître le nombre des alternants de niveau CAP-BEP et bac pro.”
Ainsi, 100 jeunes sur les 810 alternants ont un niveau IV et V. Ce mode de formation, précise-t-il, “permet de garantir l’employabilité des jeunes sur le marché et d’aller au-delà du simple pré-recrutement. Environ 15 % des alternants sortants sont embauchés soit directement en CDI, soit en CDD long”. C’est un “ascenseur social” et un “facteur d’intégration”.
Accueil et accompagnement
“Favoriser l’alternance dans une entreprise, surtout une grande, c’est d’abord communiquer. L’accueil et l’accompagnement d’un jeune sous ce type de contrat au sein de l’entreprise demandent une véritable organisation”, précise Henri Lachmann, président du conseil de surveillance. “Deux mois après leur entrée en entreprise, ajoute Catherine Pailloux, responsable processus alternance chez Schneider Electric, les alternants sont conviés à un forum au cours duquel leur sont présentés : les activités et métiers de l’entreprise, les actions de développement durable, le processus d’alternance, les droits et devoirs de l’alternant, la santé au travail et le suivi à l’issu du contrat.”
Parallèlement à cette démarche, une formation est proposée aux salariés qui souhaitent tutorer des jeunes. “C’est un engagement volontaire qui fait partie des valeurs de notre entreprise. Nous leur donnons les moyens d’assurer leur mission”, indique Didier Gouésbet. “Nous avons construit un véritable parcours de professionnalisation pour les tuteurs, précise Catherine Pailloux. La première partie de formation, qui dure une demi-journée, s’adresse à des groupes de 15 à 20 tuteurs. Une autre formation de trois jours et demi est organisée dont deux jours en présentiel, l’équivalent d’une journée en modules e-learning, ainsi qu’un accompagnement personnalisé d’une demi-journée.” Un livret intitulé “Manuel du tuteur” est remis à chacun. “Chaque tuteur accompagne un apprenti, exceptionnellement deux maximum. Le tuteur doit avoir un niveau d’études supérieur à celui de l’alternant ou justifier de trois années d’expérience dans le métier”, ajoute la responsable processus alternance, qui précise que depuis 1993, Schneider Electric a accueilli plus de 5 000 alternants et forme quelque 2 500 tuteurs.
Philippe Grandin
Source : Inffo Flash n° 698, 16 au 31 mars 2007
Contact : http://www.schneider-electric.fr

































