L’offre de formation est “peu satisfaisante”, selon 55 % des chefs d’entreprises de services à la personne interrogés par la CCI de Paris : soit elle n’est pas adaptée à leurs besoins, soit elle est inaccessible d’un point de vue financier. Pour y remédier, le rapport présenté par Dominique Restino propose trois solutions : le renforcement de la diffusion d’information sur le secteur afin de favoriser l’orientation et la professionnalisation (recensement de l’offre pour les salariés et les employeurs sur le site de l’ANSP (Agence nationale des services à la personne) ; la mise en place d’une formation pour l’encadrement intermédiaire ; le développement de l’offre de formation initiale et continue selon différents formats tels les formations modulaires, le e-learning, la FOAD, mais aussi l’alternance et l’apprentissage.
S’ajoute à cela une recommandation : celle de porter “une attention particulière aux salariés d’entreprises mandataires” qui se trouvent confrontés à des difficultés pour organiser des formations en raison de leurs “multi-employeurs”.
Sur la question de la professionnalisation des emplois, la CCIP encourage la mise en place d’une convention collective, “un bienfait pour la gestion des emplois par les entreprises et pour les salariés eux-mêmes”. Par ailleurs, le rapport suggère de subdiviser le code Rome “employé de ménage à domicile” entre plusieurs métiers, “afin de faire correspondre au mieux les offres et les demandes d’emploi et de rompre avec l’image dévalorisée de ces métiers”.
Sandrine Guédon
in Inffo Flash n° 706, 1er au 31 août 2007
































