« La négociation n’est pas une fin en soi, c’est un acte posé à un moment donné, au niveau interprofessionnel, de la branche ou de l’entreprise », a rappelé Jean-François Pilliard, délégué général de l’Union des industries et métiers de la métallurgie, chef de file du Medef à la négociation sur la formation de 2008-2009, lors de la célébration du quarantième anniversaire de l’ANI formation du 9 juillet 1970, à la maison de la chimie à Paris, mardi 7 décembre.
Jean-François Pilliard a évoqué la « logique d’efficacité des résultats », au fondement de l’action des signataires de l’ANI du 7 janvier 2009. « Les partenaires sociaux ont mené un gros travail sur la signification des dispositifs et leur opérationnalité, même si on peut déplorer qu’une partie des dispositifs de la formation professionnelle manque de lisibilité », a-t-il nuancé.
Sa deuxième réflexion a porté sur les différents niveaux de la négociation, à l’échelon interprofessionnel, de la branche, et de l’entreprise. « Le rôle de la négociation interprofessionnelle est de donner une impulsion, un cadre politique, un champs de référence », a précisé le délégué général de l’UIMM. Le tout en essayant d’éviter l’alignement par le bas qui peut découler de la volonté de se mettre d’accord à tout prix. Un écueil dans lequel ne sont pas tombés les partenaires sociaux lors de la négociation interprofessionnelle sur la formation, a estimé Jean-François Pilliard.
Prochaine étape : la délibération sur le paritarisme qui, toujours selon le délégué général de l’UIMM, devrait offrir aux organisations patronales et syndicales l’opportunité de renforcer le dialogue social.
David Garcia
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 8 décembre 2010.
































