Compilation bimensuelle d’articles en version originale créée en 1984, Vocable est vite apparu comme un support utile à l’apprentissage des langues. Et ce, contrairement à une idée reçue, au-delà des cercles de la formation initiale, puisque 50 % de la clientèle est constituée de professionnels en activité. Fort d’une diffusion payée qui s’élève aujourd’hui à 110 000 exemplaires, ce pionnier de la presse ludo-éducative a longtemps hésité avant de bousculer son modèle économique – un support papier associé à des ressources pédagogiques complémentaires – en faveur des sirènes d’internet.
Mais le commerce ayant horreur du vide, Vocable a fini par prendre acte d’un faisceau d’événements convergents : émergence du Dif et maturation des problématiques “e-learning”, d’une part, demandes récurrentes des clients confirmées par une étude Ipsos, d’autre part, ont ainsi achevé de convaincre l’entreprise de prendre part à la révolution internet. Une démarche qui a nécessité le développement de partenariats dans la mesure où, précise Christophe Libilbéhéty, responsable commercial et développement, “Vocable souhaitait rester centré sur son métier d’éditeur de contenus pédagogiques.”
Du papier et du multimédia en ligne
D’où la prise de contact avec l’agence Rampazzo pour la refonte du site internet, le prestataire Go Fluent pour le déploiement d’une offre de cours par téléphone basée sur la pédagogie Vocable, et l’intégrateur e-learning X-PerTeam pour le développement de supports pédagogiques en ligne.
Un peu plus de deux ans plus tard, loin de s’apparenter à une quelconque “table rase”, le nouveau modèle continue de s’appuyer sur le bimensuel papier, mais en offrant désormais la possibilité aux abonnés de souscrire à la version en ligne des différents supports pédagogiques. Ainsi de “Vocable TOEIC” (préparation au Test of english for international communication) et “Vocable +” (support pédagogique de grammaire), qui existent désormais en version électronique. Construite autour des solutions X-PerTeam – "Quiz Manager" pour les contenus, “WBT Manager” pour la plate-forme – cette nouvelle offre se devait de répondre, explique Pierre-Henri Amalric, directeur de X-PerTeam, à un cahier des charges qui privilégiait la simplicité, afin de ne pas entraîner de surcharge de travail pour l’équipe de Vocable. Pari relevé, puisqu’au final les pédagogues concernés continuent à travailler sous Word, grâce à un module d’intégration développé pour l’occasion.
Encore en phase de démarrage, cette nouvelle formule a pour l’instant attiré quelque 80 entreprises représentant environ 200 stagiaires en formation continue. Concrètement, l’offre complète se décline en un dispositif pédagogique comprenant le bimensuel papier, le CD audio de conversation (23 numéros par an), la plate-forme internet d’exercices renouvelés tous les quinze jours et, enfin, l’accès aux cours par téléphone. À noter que ces derniers sont ouverts sept jours sur sept, de 7 h à 23 h.
En fonction des objectifs visés, trois formules d’abonnement (“Réactiver son anglais”, “Préparer et réussir le TOEIC”, “Mieux communiquer à l’oral”) sont disponibles, toutes éligibles en Dif et facturées de 690 euros HT à 1 100 euros HT.
Parallèlement à cette offre “corporate”, Vocable commercialise des tests de niveau et de positionnement en ligne, soit à des organismes de formation souhaitant disposer de tests indépendants (“Westmill”, “SpeedLingua”, etc.), soit à des organismes en quête de valeur ajoutée pour leur site web, à l’instar du portail www.apec.fr, qui propose un service de positionnement à partir de ce mois de novembre.
Nicolas Deguerry
in Inffo Flash n° 711, 1er au 15 novembre 2007





























