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Apprentissage, contrats aidés, formation professionnelle : François Rebsamen fixe le cap de sa politique

« Plus loin plus vite, plus fort ». Une phrase martelée tantôt par le président de la République, tantôt par le Premier ministre depuis quelques semaines. Et en matière d’emploi, l’urgence est de mise. Quelques jours après la publication des chiffres du chômage qui affichent une légère stabilisation, Manuel Valls a réuni ses troupes ce lundi 28 avril à la Maison de la Chimie, parmi lesquelles le ministre du Travail, François Rebsamen, à l’occasion d’une après-midi consacrée à la mobilisation de l’État pour l’emploi.

Devant un parterre d’acteurs territoriaux de l’État, le ministre a souhaité réaffirmer sa volonté de continuer à faire jouer le dialogue social. « Je réunirai les partenaires sociaux et les régions la semaine prochaine, le 5 mai. Nous préciserons la méthode à cette occasion. ». Autre rendez-vous fixé celui-ci en juin pour « assurer un développement maximal des formations pour les demandeurs d’emploi et de l’apprentissage pour la rentrée ».

Relancer l’alternance

S’inscrivant dans la continuité de son prédécesseur, Michel Sapin, le ministre du Travail a voulu réaffirmer l’objectif de 500 000 apprentis à l’horizon 2017. Particulièrement attaché à l’alternance, qu’il qualifie de « voie d’excellence », il a rappelé qu’elle était un moyen privilégié d’insertion des jeunes dans la vie professionnelle. « 70 % des apprentis trouvent un emploi durable à l’issue de leur formation. ». Cependant, avec une baisse de plus 8 % du nombre d’apprentis entre 2012 et 2013, l’apprentissage n’est pas au beau fixe. « Nous sommes en retard, les chiffres actuels ne sons pas bons mais nous sommes dans les campagnes de recrutement pour la rentrée. ». Un optimisme affiché pour le futur. Il a d’ailleurs annoncé le lancement d’une prochaine campagne d’information dans le but de développer l’alternance.

Continuer le déploiement des emplois aidés

Pas de ralentissement pour les contrats aidés, non plus. « Il n’est pas question de désarmer tant que le chômage sera à un niveau élevé ». Manuel Valls et François Rebsamen se sont accordés à reconnaître le succès des emplois d’avenir tout en rappelant la volonté de poursuite du déploiement. « La cible est de 40 000 emplois d’avenir hors renouvellement pour le premier semestre ». Et dans la mise en place de cet objectif, priorité aux jeunes des zones urbaines sensibles. Le gouvernement veut atteindre 25 % de recrutements de ce public. « Pour y arriver, veillez à ce que les jeunes de ZUS soient positionnés de façon privilégiée sur les offres de proximité » a indiqué le ministre aux préfets et autres directeurs régionaux.

Les acteurs territoriaux de l’État : facilitateurs de la réforme

François Rebsamen a appelé les acteurs territoriaux de l’État à s’emparer de la nouvelle réforme relative à la formation professionnelle. Selon lui, « formation et accès à l’emploi ne peuvent qu’être pensés ensemble ». La simplification de la gouvernance à l’échelle territoriale a permis une clarification des rôles. L’État représenté en région doit alors agir comme un facilitateur. « Soyez actifs dans le co-pilotage avec la Région et jouez un rôle d’impulsion dans les discussions. ». Ils devront s’appuyer sur cette gouvernance pour mettre en place le plan 100 000 formations prioritaires pour l’emploi lancé par François Hollande en juin 2013, ainsi que pour installer en région les nouveaux services tels que le conseil en évolution professionnelle (CEP) ou encore le service public régional pour l’orientation (SPRO). « Vous avez le cap, vous avez la ligne, vous avez les instruments et les partenaires. Nous comptons sur vous pour qu’ensemble nous gagnions cette bataille pour l’emploi ».

Célia Coste
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 29 avril 2014.

Mis en ligne le 30 avril 2014

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