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François Rebsamen nommé ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social

François Rebsamen a été nommé le 2 avril ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social. Avec Ségolène Royal (Écologie, Développement durable et Énergie), il est le seul nouvel entrant du gouvernement de Manuel Valls.

L’intitulé de son prédécesseur Michel Sapin était, on s’en souvient, “ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social”. La formation professionnelle disparaît donc de cet intitulé officiel. Il faudra attendre la semaine prochaine pour connaître le nom et le périmètre d’éventuels ministres délégués et/ou secrétaires d’État.

Souvent présenté comme un proche de François Hollande, celui qui venait d’être réélu maire de Dijon − au deuxième tour avec 52,8% des suffrages, face deux candidats, UMP et FN − pour un troisième mandat, était jusqu’à cette nomination président de la communauté d’agglomération du Grand Dijon (depuis 2001), sénateur de Côte-d’Or (depuis 2008) et président du groupe socialiste au Sénat (depuis 2011).

Né en 1951 à Dijon, ce titulaire d’un DEA de sciences politiques et d’un DESS de sciences économiques a commencé sa carrière politique en 1982 comme directeur de cabinet du président du Conseil régional de Bourgogne, avant de franchir, deux ans plus tard, les portes du ministère de l’Intérieur, comme chef de cabinet du ministre, Pierre Joxe. Il quitte la place Beauvau en 1991, et entre au cabinet du premier secrétaire du Parti socialiste l’année suivante. En 1997, lors du congrès de Brest qui porte François Hollande à la fonction de premier secrétaire, François Rebsamen devient secrétaire national aux fédérations et à la formation.

Dans le gouvernement de Lionel Jospin, il est nommé conseiller technique du ministre des Relations avec le Parlement Jean-Jack Queyranne, de 2000 à 2002. C’est en 2001 qu’il est élu pour la première fois maire de Dijon, dont il était conseiller municipal depuis 1989. Chargé de la coordination au PS à partir de 2005, il est en 2007 co-directeur de la campagne de Ségolène Royal − et auteur la même année d’un recueil d’entretiens avec le journaliste Philippe Alexandre, De François à Ségolène. Il prend position au Sénat, en 2012, contre le projet d’interdiction du cumul des mandats, évoquant un statut spécifique du sénateur.

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Les 16 ministres du gouvernement de Manuel Valls

- Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international ;
- Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie ;
- Benoît Hamon, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ;
- Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la Justice ;
- Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics ;
- Arnaud Montebourg, ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique ;
- Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales ;
- François Rebsamen, ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social ;
- Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense ;
- Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur ;
- Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports ;
- Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l’État et de la Fonction publique ;
- Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication ;
- Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, porte-parole du gouvernement ;
- Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l’Égalité des territoires ;
- George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer.)]

François Bolz
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 3 avril 2014.

Mis en ligne le 11 avril 2014

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