Laurent Wauquiez, le secrétaire d’Etat chargé de l’emploi, ne veut plus « qu’on perde les emplois d’hier, mais veut qu’on aille chercher les emplois de demain ». Pour faire émerger ces emplois, il souhaite rendre les outils de la politique de l’emploi plus actifs. Estimant qu’ils servent trop à « jouer les pompiers dans les secteurs en déclin, » il a demandé qu’ils soient revus « et notamment nos fameux EDEC, ces outils de déclinaison par branche, ou par secteur » et il souhaite « qu’on en conçoive qui soient spécifiquement faits pour aider au développement de secteurs où on sait qu’on a des emplois à gagner », citant en particulier les services à la personne, les métiers du médico-social, les centres d’appels et les emplois verts.
Laurent Wauquiez ne veut plus « qu’on perde les emplois d’hier, mais veut qu’on aille chercher les emplois de demain ». Le secrétaire d’État chargé de l’Emploi s’exprimait vendredi 16 octobre lors d’un point presse en marge d’un colloque organisé par les services du Premier ministre et ceux de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi sur le thème de « Nos emplois de demain ».
Accompagné de Valérie Létard, secrétaire d’État chargée des Technologies vertes et des Négociations sur le climat et de Nora Berra, secrétaire d’État en charge des Aînés, il a désigné les emplois « gris » (ceux ayant trait au vieillissement de la population) et les emplois « verts » (issus du développement durable) comme étant « les deux leviers sur lesquels on a vraiment à gagner »
Il a désigné l’élévation du niveau de qualification comme étant la « troisième tendance de fond à la quelle on doit répondre, » appelant à utiliser la grille d’évaluation métiers 2015 insuffisamment utilisée à son goût « C’est le premier niveau : savoir connaître » a-t-il jugé.
Le deuxième niveau est rendu possible par la réforme de la formation professionnelle : « Un de mes souhaits est que l’argent de la formation serve à accompagner ce développement des emplois de demain. » Expliquant qu’auparavant la logique voulait que l’argent de la collecte d’un secteur soit réutilisé dans le même secteur, il a expliqué : « Ce que nous permet la réforme de la formation professionnelle, c’est au contraire de pouvoir réorienter une partie de l’argent de la formation en direction des secteurs où on sait qu’on a de l’emploi à gagner. »
Pour faire émerger ces emplois, il souhaite également rendre les outils de la politique de l’emploi plus actifs. Estimant qu’ils servent trop à « jouer les pompiers dans les secteurs en déclin, » il a demandé qu’ils soient revus « pour qu’on change notamment nos fameux EDEC, ces outils de déclinaison par branche, ou par secteur et qu’on en conçoive qui soient spécifiquement faits pour aider au développement de secteurs où on sait qu’on a des emplois à gagner, services à la personne, médico-social, centres d’appels et emplois verts » a-t-il cités.
Laurent Wauquiez veut « enrichir » le Grenelle de l’environnement en emplois estimant qu’il faut équilibrer les démarches entre développement durable et emplois : « Le Grenelle de l’environnement il faut aussi que ça « crache » de l’emploi » parce qu’on en a besoin, » a-t-il affirmé.
Enfin, il souhaite mieux utiliser les outils de prévision et les outils de formation dans les territoires et systématiser une déclinaison par bassin d’emploi. Enfin,il faut « que pour chaque territoire d’emploi, on puisse identifier lorsqu’ils existent, quels sont les métiers en tension, ou quels sont les gisements d’emplois de demain. »
Béatrice Delamer
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 19 octobre 2009.
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