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« Investir dans les compétences apporte une valeur ajoutée économique et sociale » (Muriel Pénicaud)

Pour ses premiers vœux aux acteurs économiques et sociaux, la ministre du Travail Muriel Penicaud a insisté sur la méthode de concertation approfondie qui a jalonné ses huit premiers mois d’activité. Après la réforme du droit du travail et un dialogue social renouvelé en 2017, 2018 verra son ministère présenter « une loi permettant à chacun d’avoir la liberté de choisir son avenir professionnel, à travers la transformation de l’apprentissage, la formation professionnelle et l’assurance chômage ». En ligne de mire : une montée générale en compétences pour une société inclusive.

Parlementaires, représentants d’organisations syndicales et patronales, chefs d’entreprises, acteurs associatifs, directeurs d’administrations, opérateurs et, aussi, journalistes de l’information sociale, c’est, selon ses termes, tout « l’écosystème du ministère du Travail » que Muriel Pénicaud avait réuni lundi 15 janvier au 127 rue de Grenelle. L’occasion pour la ministre de présenter l’ambition présidentielle pour 2018 : bâtir un « grand projet social ».

Choisir son avenir

Le 31 décembre 2017 s’achevait, avec la publication des 26 décrets des ordonnances relatives à la réforme du code du travail, le premier volet de l’élan de réforme souhaité par le président Emmanuel Macron. En 2018, place au « grand projet social », incarné selon la ministre par les réformes en cours sur l’assurance chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage. Derrière ces trois chantiers, un objectif commun : la promesse d’un nouveau système orienté sur la sécurisation des parcours et le renforcement pour tout un chacun de la liberté de choisir son avenir professionnel. Appelant à un rebond similaire à celui provoqué en son temps par la loi de 1971, Muriel Pénicaud insiste sur la nécessité de se projeter collectivement vers de nouvelles organisations tournées vers d’acquisition et le développement de compétences. Un objectif qu’elle relie à la volonté gouvernementale d’aller vers une « croissance inclusive ».

Cohésion sociale

En matière de formation professionnelle, c’est cet objectif d’une croissance au service de la cohésion sociale qui sera poursuivi en 2018, tant par la réforme en cours de négociation par les partenaires sociaux que par le plan d’investissement dans les compétences qui prévoit la formation d’un million de jeunes peu qualifiés et d’un million de demandeurs d’emploi. Rappelant également l’objectif d’un « changement d’échelle » en ce qui concerne l’apprentissage, Muriel Pénicaud souligne qu’au-delà de la concertation, c’est également le rapport de Jean Arthuis sur la mobilité européenne des apprentis qui est attendu pour le 19 janvier.

Principales missions lancées en 2017 par le ministère du Travail

• 20 juillet : mission Arthuis pour développer l’Erasmus pro de l’apprentissage.

• 3 août : mission Simonpoli sur la reconnaissance et la valorisation des compétences des élus et délégués syndicaux.

• 6 septembre : mission Borello pour un marché du travail toujours plus inclusif.

• 19 septembre : mission Simonpoli-Gateau pour mettre en place un plan d’action sur les discrimination syndicales et valoriser les compétences des élus et délégués syndicaux.

• 22 septembre : mission Cazes-Grignard-Pilliard pour évaluer les mesures prévues par la loi pour le renforcement du dialogue social.

• 23 octobre : mission Gillot pour faciliter et sécuriser l’emploi des travailleurs handicapés.

• 10 novembre : mission Frimat sur les mesures de prévention des risques chimiques.

• 24 novembre : mission Lecocq-Forest-Dupuis sur la santé au travail.