En 2015, le Cedefop célèbre le 40e anniversaire de sa création –et le 20e de sa délocalisation de Berlin vers Thessalonique. « D’anciennes racines pour de nouveaux chemins » est le thème de cet anniversaire, autrement dit « tirer l’inspiration du passé pour poursuivre le travail d’amélioration de la FEP ».
Pour en savoir plus : http://www.cedefop.europa.eu/en/news-and-press/news/cedefop-turns-40

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FSE : la mobilité, atout de l’employabilité pour de jeunes Picards ?

Le « village des initiatives du Fonds social européen (FSE) » (21-22 juin 2012), qui s’est tenu cette année à Lyon, a été le lieu de multiples rencontres entre les participants. En effet, dans le cadre du programme du Fonds social européen, plus de 40 000 projets en faveur de l’emploi, de l’insertion ou de la formation professionnelle ont été mis en place depuis 2007. Certains d’entre eux étaient présentés en vue d’échanger sur ces expériences, tels ceux autour de la mobilité en Europe comme facteur d’employabilité.

Convaincus que les nouvelles connaissances et compétences linguistiques et interculturelles ouvrent davantage de perspectives pour accéder à l’entreprise, plusieurs participants ont confronté leurs approches.
L’idée est simple : les étudiants de bon niveau valorisent leurs premières expériences par des séjours à l’étranger lorsqu’ils sont à la recherche d’un emploi. Pourquoi les demandeurs d’emploi, les jeunes sans diplôme, les apprentis ou encore les personnes en situation de handicap ne procéderaient-ils pas de la même manière ? Wojciech Kondrat, directeur général de la mission locale de Picardie Maritime, est revenu sur le programme « Picardie Mobilité Europe », destiné aux 16-25 ans à la recherche d’un emploi ou d’une qualification. L’opération repose sur trois piliers : construction du projet ; mobilité et ouverture à «  la citoyenneté européenne  ».

Aider les 16-25 ans en difficulté scolaire et sociale

« La Picardie est une région rurale avec certains freins pour l’emploi  », a décrit Wojciech Kondrat. Mais pour sortir de l’enclavement géographique et psychologique dans lequel se trouvent certains jeunes en difficulté, la mission a imaginé, dans un premier temps, des échanges avec d’autres villes de la région à partir d’un projet personnalisé. « L’autonomisation des jeunes a commencé par l’obligation de prendre le train d’Abbeville pour aller à Amiens, par exemple. C’était loin d’être gagné !  ». Se déplacer, respecter un horaire semblent des actions très banales, mais dans le cadre de l’expérience financée en partie par le FSE, elles faisaient partie de l’apprentissage. Puis, l’initiative s’est poursuivie au niveau national avec une immersion en Ariège, pour un apprentissage temporaire. Point d’orgue de l’opération : la visite de centres de formation en Allemagne et en Hongrie.

« Cette expérience qui a commencé en 2009 n’a pu voir le jour que grâce au réseau d’entreprises sur lequel nous avons pu nous appuyer, ainsi que sur la mobilisation sans faille des élus locaux, le réseau Racine [1] et la Chambre des métiers de Picardie », a conclu Wojciech Kondrat, heureux de souligner que les 90 jeunes qui ont bénéficié de ce programme ont élargi leurs perspectives de carrière, puisque les trois quart d’entre eux ont signé des contrats d’apprentissage. Deux d’entre eux sont même allés au-delà et envisagent de changer de vie : ils tentent maintenant de quitter leur Picardie natale pour s’installer définitivement en Ariège !

[1] Racine intervient dans le champ de la formation, de l’emploi et des programmes communautaires, notamment le FSE. Il accompagne les porteurs de projets européens

Mis en ligne le 29 juin 2012 sur Le quotidien de la formation