e-learning.jpg

Apprendre au 21e siècle, les ressorts d’une pédagogie digitale attractive

Au Salon du e-learning, porte de Versailles, Philippe Lacroix, co-fondateur du cabinet IL&DI, qui accompagne les entreprises et les OF dans leur adaptation au digital, donnait le 21 mars des idées et conseils pour la création de contenus pédagogiques digitaux.

Rédigé par . Publié le 23 mars 2017. Mis à jour le 11 mars 2019.

« Les entreprises consomment de plus en plus de contenus digitaux, de blended-learning qu’elles fabriquent elles-mêmes, par assemblage de modules», constate Philippe Lacroix.
Parmi les ingrédients et outils d’une pédagogie digitale créative, il mentionne le « social learning » utilisé, notamment, par l’Ecole 42 de Xavier Niel, qui forme les développeurs informatique de demain.

« Dans ce modèle il n’y a pas de prof, pas de cours, pas de programme, seulement des cas concrets à résoudre en trouvant soi-même la solution, ou en s’associant à d’autres élèves. Cette pédagogie met l’accent sur le comportement, les capacités à travailler à plusieurs et à apprendre très vite en autonomie. »

Pour produire des contenus digitaux, l’expert propose la méthode « Rapid Agil Instructional Design » (RAID) en quatre phases: s’approprier le thème, raconter une histoire, la mettre en scène sans engager de gros moyens et la tester par des apprenants avant de la produire: « Le but est de tester un maximum d’idées pour ne produire que les meilleures, cela permet de garder du temps et des moyens pour la production. »

Par ailleurs, le e-learning permet de recueillir une masse de données sur les modes d’utilisation des modules — ceux qui ne sont pas allés au bout, sont revenus en arrière, ont préféré les vidéos, ou les PDF — et sur les scores obtenus.

Toutes ces données permettent d’évaluer très finement le contenu pédagogique et donnent aussi des indices sur la manière d’apprendre de chaque utilisateur : « On peut prendre en compte ces différents comportements d’utilisateurs pour proposer à chacun le déroulement qui correspond le mieux à sa manière d’apprendre, c’est ce qu’on appelle l’apprentissage “ prédictif et adaptatif ” », explique Philippe Lacroix.

Les nouveaux médias sont des moyens d’agrémenter et de diversifier les contenus pédagogiques. l’expert observe que le serious game se démocratise: « Il existe des “ outils-auteurs ” qui permettent d’être guidé pour produire soi-même du “serious-game” de bonne qualité, rapide, et à des prix abordables. C’est intéressant pour créer des mises en situation, avec des personnages et des décors en 3D. »

La réalité virtuelle, encore peu utilisée, a d’autres vertus: « Elle vous plonge instantanément dans un univers réaliste, et permet d’expérimenter en toute sécurité des gestes ou des environnements qui seraient impossible à réaliser dans des conditions réelles. » La réalité augmentée, la vidéo interactive, ou la vidéo à 360° sont d’autres procédés pouvant être inclus dans les contenus digitaux.

Enfin, le digital permet de confier à des robots plutôt qu’à une vraie personne un certain nombre de tâches basiques, complémentaires à des modules, de manière néanmoins vivante. « Par exemple, plutôt que de cocher des cases, un personnage vous pose des questions, donne une apparence humaine à quelque chose d’automatique », illustre Philippe Lacroix.

*Pour aller plus loin, voir le site gratuit digital-learning-academy.com

Centre Inffo vous conseille également