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Apprentissage : « Le meilleur moyen pour l’insertion des jeunes » (Gérard Larcher)

« La Délégation sénatoriale aux entreprises a déposé, en février dernier, une proposition de loi visant à développer l’apprentissage comme voie de réussite. Son chapitre II instaure un pacte national pour l’apprentissage. Cette proposition de loi ouvre des espaces de liberté aux acteurs économiques sur l’organisation de l’apprentissage et la définition des diplômes proposés. » a déclaré le président du Sénat en ouverture des 16èmes rencontres sénatoriales de l’apprentissage le 13 avril 2016.

Rédigé par . Publié le 15 avril 2016. Mis à jour le 11 mars 2019.

Dans le cadre des 16èmes rencontres sénatoriales de l’apprentissage, organisées le 13 avril en partenariat avec l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat (APCMA), Gérard Larcher, président du Sénat, a une fois de plus insisté sur la nécessité de développer l’apprentissage, « le meilleur moyen pour l’insertion des jeunes ». Au sujet des annonces du Premier ministre visant à améliorer la rémunération des apprentis (voir notre article), il a considéré : « Cela me paraît improvisé et il faut une stratégie globale ».

Cette 16ème édition des Rencontres sénatoriales était consacrée à « l’apprentissage à l’heure du numérique et des nouvelles technologies ». Alain Griset, président de l’APCMA, a souligné que « les formations aux métiers de l’artisanat doivent être en mesure de répondre aux nouvelles réalités économiques pour attirer les nouveaux publics ». Il a également souhaité que le Sénat, en particulier la délégation sénatoriale aux entreprises, « continue à accompagner les chambres de métiers et de l’artisanat sur diverses questions : rémunération des apprentis, reconnaissance du maître d’apprentissage, vraie égalité de traitement entre apprentis et étudiants… ».

Comme à l’accoutumée, les Rencontres ont donné lieu à des échanges entre des apprentis et des sénateurs au sein du Palais du Luxembourg. Pour Claude Kern, sénateur (UDI) du Bas-Rhin, « la formation des apprentis doit tenir compte des évolutions technologiques et de ce point de vue, le numérique permet une diversification des pratiques pédagogiques, une flexibilité dans l’acquisition de nouvelles compétences ». Cependant, « la formation aux gestes, aux savoir-faire, reste indispensable ». Au regard de la diffusion croissante du numérique parmi la population, l’enjeu pour Fabienne Keller, sénatrice (Les Républicains) du Bas-Rhin, « est de savoir comment apprendre à en faire un usage utile pour les apprentissages ». Eric Jeansannetas, sénateur (PS) de la Creuse, a évoqué le rôle de l’État pour lutter contre la fracture numérique : « Néanmoins, les centres de formation d’apprentis (CFA) n’ont pas attendu 2016 pour se lancer dans la modernisation de leurs outils de formation. Ils ont à négocier les investissements en matériels avec l’État et les Régions. En effet, si nous voulons faire de l’apprentissage une filière d’excellence, il faut veiller à moderniser et adapter en conséquence les cursus d’apprentissage et rendre les CFA attractifs. »

De son côté, Michel Forissier, sénateur (Les Républicains) du Rhône, a plaidé pour que les diplômes soient co-construits par l’État et les branches professionnelles, et que « la partie générale des enseignements relève de l’Éducation nationale, tandis que la partie professionnelle relève des entreprises ». En conclusion des Rencontres, Clotilde Valter, secrétaire d’État en charge de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, a rappelé aux jeunes que « le choix de l’apprentissage est aussi le choix d’une insertion plus facile dans la vie professionnelle ». Elle a également souligné « le travail important réalisé par l’Éducation nationale pour la voie professionnelle et l’apprentissage » tout en observant qu’il reste « un effort à faire pour faire connaître tous les métiers de l’artisanat dans la mesure où, dans notre pays, nous avons un souci par rapport à la culture de l’apprentissage ». « Il faut faire entrer ce mode d’insertion professionnelle dans la culture collective », a affirmé Clotilde Valter.

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