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CEP : le Cnefop recommande la création d’un référentiel de compétences pour les conseillers

Créer un référentiel de compétences nécessaires pour les conseillers CEP (conseil en évolution professionnelle), structurer une offre de certification de ces compétences, encourager les opérateurs [ 1 ]Les opérateurs CEP prévus par la loi sont :

 les Opacif (organismes paritaires collecteurs agréés au titre du congé individuel de formation) ;

 Pôle emploi ;

 l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) ;

 les Missions locales ;

 Cap emploi ;

 Les opérateurs régionaux désignés par la Région.
dans leur démarche de certification des services… Ce sont certaines des recommandations émises par le Cnefop (Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles) dans un rapport adopté en séance plénière le 13 décembre : « Faut-il certifier le conseil en évolution professionnelle ? »

Rédigé par . Publié le 20 décembre 2016. Mis à jour le 11 mars 2019.

Le CEP, dont les contours ont été définis par la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale, est une offre de service gratuite, destinée à tout actif désirant faire le point sur sa situation professionnelle et être accompagné dans ses projets d’évolution. Cette offre de service doit jouer un rôle central dans le développement du CPA (compte personnel d’activité), mis en œuvre à partir du 1er janvier 2017. En 2015, 732 000 personnes en ont bénéficié.

Les opérateurs « hostiles » à la certification des conseillers

Selon le Cnefop, «les opérateurs ont une position globale de méfiance, voire d’hostilité vis-à-vis de la certification des conseillers, et sont plus enclins à préférer une démarche de certification de service. Cela, d’autant plus qu’il n’y a pas consensus entre eux sur la nature des compétences nécessaires à la délivrance du CEP», et sur ce que recouvre le métier de conseiller.

De plus, l’offre de certification de compétences existante n’est pas spécifiquement dédiée au CEP, et regroupe essentiellement des certifications de niveau I et II (bac +3 et plus) dans les domaines de la psychologie et des ressources humaines. «L’offre est peu lisible et ne permet pas de faire un appariement simple avec les compétences recherchées pour le CEP», écrit le Cnefop. En ce qui concerne l’offre de certification de service, il n’existe qu’une seule certification clairement en rapport avec le CEP : le référentiel Afnor Réf. « 263 : Engagement de service – Conseil en évolution professionnelle ». Pour le Cnefop, «on peut s’interroger sur la capacité de ce référentiel à garantir la qualité et l’homogénéité du CEP au sein des treize opérateurs du fait du caractère générique des exigences exprimées et de la part importante des engagements “de forme” au détriment de ceux portant sur le contenu et la profondeur du service».

Cinq recommandations

À la suite de ces conclusions, le Cnefop formule cinq recommandations

Proposition n° 1 – Produire un référentiel des compétences nécessaires au CEP. Celui-ci serait validé par le Cnefop.

Proposition n° 2 – Encourager les démarches des opérateurs visant la certification des services CEP sur la base de référentiels garantissant le contenu du service. Pour ce faire, le conseil envisage deux méthodes. Soit les opérateurs travaillent ensemble pour créer un référentiel unique, soit ils définissent un cahier des charges commun pouvant s’intégrer à des démarches déjà engagées par certains d’entre eux.

Proposition n° 3 – Ne pas faire du conseil en évolution professionnelle une profession réglementée. Le Cnefop considère que les opérateurs doivent garder certaines libertés, notamment leur liberté de recrutement et de reconnaissance des salariés. Les salariés, demandeurs d’emploi où étudiants doivent pouvoir acquérir tout ou partie des compétences liées au conseil en évolution professionnelle et les faire certifier. Les organismes de formation, quant à eux, doivent avoir la possibilité « de concourir à la satisfaction des besoins associés au développement du CEP, selon des méthodes pédagogiques diversifiées ».

Proposition n° 4 – Structurer une offre de certifications de compétences répondant aux besoins et garantissant la capacité du plus grand nombre d’organismes de formation à la préparer. Il s’agirait essentiellement de réorienter des certifications déjà existantes, sur la base du référentiel de compétences nécessaire au CEP.

Proposition n° 5 – S’assurer que les certifications de compétences comportent diverses informations utiles, notamment une description précise des compétences visées et des débouchés constatés.

Notes   [ + ]

1. Les opérateurs CEP prévus par la loi sont :

 les Opacif (organismes paritaires collecteurs agréés au titre du congé individuel de formation) ;

 Pôle emploi ;

 l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) ;

 les Missions locales ;

 Cap emploi ;

 Les opérateurs régionaux désignés par la Région.

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