emmanuel_macron.jpg

Emmanuel Macron devrait dévoiler son « plan d’investissement des compétences » le 25 septembre

Le lancement annoncé pour l’automne du plan de 15 milliards d’euros pour la formation, promesse de campagne confirmée par Muriel Pénicaud (voir notre article), se fera dans les temps. Emmanuel Macron devrait annoncer le 25 septembre le détail de ce qu’il entend inclure dans son «~plan d’investissement des compétences~».

Rédigé par . Publié le 15 septembre 2017. Mis à jour le 11 mars 2019.

« Nous ne savons pas ce qui va être annoncé. Ni sur les cibles, ni sur la source de financement de ces 15 milliards », indique, prudent, Philippe Couteux, secrétaire confédéral à la CFDT, même si Muriel Pénicaud a quant à elle précisé qu’il concernerait un million de jeunes, un million de demandeurs d’emploi sur cinq ans.

Concertations

Selon le secrétaire confédéral, cette annonce marquera le début officiel des autres concertations prévues pour débuter en septembre comme annoncé par le Premier ministre lors de la présentation du « programme de travail pour rénover le modèle social français » le 6 juin dernier (voir notre article) : la réforme de l’assurance chômage, de la formation professionnelle et de l’apprentissage.

Systémique

Pour Florence Poivey, présidente de la commission éducation, formation et insertion du Medef, « il y a une volonté du gouvernement d’aborder le sujet de façon systémique et de mener les concertations de front ». Si elle a présenté le 11 septembre au conseil exécutif de son organisation la « philosophie globale et les axes d’approche » de la réforme telle qu’elle l’envisage, elle ne sait pas encore si celle de la formation fera l’objet d’une négociation. « Cela dépendra de ce qui sera mis dans le document de cadrage. Sur l’apprentissage, cela ne peut être qu’une concertation, car il est du ressort de l’Etat et les Régions sont parties prenantes », estime-t-elle.

Légitime

De son côté, François Hommeril, président de la CFE-CGC, assure que les organisations patronales n’ont pas besoin du feu vert de l’État pour entamer une négociation interprofessionnelle. « C’est nous qui gérons le système, si nous voulons négocier, nous le ferons. Il est légitime et souhaitable qu’elle ait lieu», a-t-il expliqué en marge des festivités du cinquantième anniversaire de l’Association des journalistes de l’information sociale [voir nos autres [articles ce jour]].

Ani ?

À la CFTC, le secrétaire confédéral en charge de la formation professionnelle, Maxime Dumont, précise que son syndicat « n’était pas demandeur d’une réforme de la formation. L’Ani [ 1 ]Accord national interprofessionnel a été mis en place il n’y a pas longtemps et le CPF [ 2 ]Compte personnel de formation. n’est pas encore entré dans les mœurs ». Il n’est pas non plus demandeur d’un nouvel Ani qui, selon lui, nécessiterait «trois ans de négociation et dix ans pour une mise en place opérationnelle ».

Michel Beaugas, secrétaire confédéral en charge du secteur emploi-chômage-formation de Force ouvrière, partage sa position sur l’opportunité d’un chamboule-tout : «Il est trop tôt pour une réforme. Nous devons prendre le temps d’évaluer celle de 2014 avant d’aller plus loin. » Toutefois, il « milite » pour un nouvel Ani, estimant que le précédent, conclu le 14 décembre 2013, n’avait nécessité que trois mois de négociations. Il sait déjà qu’il ne veut pas que la nouvelle réforme autorise la monétarisation des heures CPF, mais qu’elle en augmente le nombre. Il veut aussi développer le conseil en évolution professionnelle. En revanche, précise-t-il, «je ne souhaite pas la disparition des Opca ».

Notes   [ + ]

1. Accord national interprofessionnel
2. Compte personnel de formation.

Centre Inffo vous conseille également