Le Fafiec est l’Opca des métiers du numérique, de l’ingénierie, du conseil, des études et de l’événement. Son action se décline grâce à ses 7 antennes régionales.

Fafiec : une année 2015 marquée par l’adaptation à la réforme

Le 15 octobre, le Fafiec – Opca des métiers du numérique, de l’ingénierie, du conseil, des études et de l’événement – achevait son “Tour de France” à la Bibliothèque François-Mitterrand. Une virée à travers tout l’Hexagone débutée en septembre dernier et construite autour de huit “rencontres grands format sur la réforme” organisées dans autant de villes[ 1 ]Lyon, Aix-en-Provence, Toulouse, Strasbourg, Lille, Nantes, Bordeaux et Paris. pour présenter la loi du 5 mars 2014 aux entreprises adhérents de l’organisme, ainsi que les nouvelles dispositions prises par l’Opca pour s’y adapter. L’occasion de faire le point sur l’année écoulée.

Rédigé par . Publié le 16 octobre 2015. Mis à jour le 11 mars 2019.

Pour le Fafiec, 2015 s’est révélée particulièrement riche. Le 25 juin dernier, poussés par la réforme, les partenaires sociaux de l’Opca (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC pour le collège syndical, Fédérations Syntec et Cinov pour les représentants des employeurs) s’engageaient sur deux nouveaux accords afin d’adapter l’organisme à la réforme du 5 mars 2014.

En premier lieu, un nouveau texte consacré à la formation professionnelle et à l’apprentissage qui se substitue donc au précédent accord en date de juin 2011, et par lequel les représentants syndicaux et patronaux de l’Opca dotent la branche d’une nouvelle contribution conventionnelle mutualisée destinée à renforcer les ressources du Fafiec après la disparition du “0,9 % plan de formation”.

Une nouvelle contribution – fixée à 0,025 % de leur masse salariale pour les entreprises de moins de cinquante salariés et de 0,1 % pour celles dépassant ce seuil – qui devrait permettre de financer les projets jugés prioritaires par la branche et dont le montant a été estimé à 24 millions d’euros par an.

À quoi s’ajoute, pour les entreprises adhérentes, la possibilité de verser volontairement une contribution supplémentaire non mutualisée, gérée par une section financière spécifique, leur permettant de disposer d’une offre de services particulière.

Ce premier texte ouvrait par ailleurs une dimension plus large pour l’apprentissage dans la branche grâce à un avenant faisant du Fafiec un organisme collecteur de la taxe d’apprentissage (Octa) dont l’une des priorités sera de permettre l’ouverture de sections d’apprentissage de niveau bac à bac + 5 pour les formations «cœur de métier» des entreprises du secteur. Mais aussi pour les formations “transverses” notamment en direction des jeunes décrocheurs.

Des commissions emploi-formation dans chaque région

Si ce premier texte en date du 25 juin avait vocation à décliner la réforme au sein de l’organisme, le second portait, lui, sur son développement régional puisque l’Opca entend se doter de Commissions paritaires régionales de l’emploi et de la formation professionnelle (CPREFP). Des instances au nombre de 13 – une par future “super-région” – dont l’objectif est de permettre de valoriser la branche au plus près du terrain et de devenir un interlocuteur privilégié avec les acteurs territoriaux (directions régionales de Pôle emploi, Direccte, Crefop [ 2 ]Comité régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles., Coparef [ 3 ]Comité régional pour l’emploi et la formation professionnelle.…).

Cette décision de créer ce nouveau type de commissions au sein des instances régionales de l’Opca fait suite à deux expérimentations menées en Rhône-Alpes et dans le Nord-Pas-de-Calais entamées en 2012.

Objectif: 3 000 CPF à la fin de l’année

Mais l’actualité 2015 de l’Opca a aussi été marquée par l’arrivée du compte personnel de formation dans l’éventail des dispositifs individuels offerts aux salariés des entreprises de la branche.

Depuis son ouverture au 1er janvier, 1 700 d’entre eux ont ainsi déposés leur dossier sur le site Internet de la Caisse des dépôts et 647 se sont vus validés.

“Le rythme des nouvelles demandes s’accélère avec, désormais, 300 nouveaux dossiers par mois ! L’objectif, c’est 3 000 dossiers à la fin de l’année”, indique Régis Berthelot, le directeur délégué de l’Opca. Un Opca plutôt fier de compter au sein de sa branche le tout premier CPF validé (lire notre article), mais aussi près de 50 % des certifications validées par le Copanef (parmi lesquelles nombre de certifications informatiques type Cisco ou Microsoft, particulièrement prisées par le secteur du numérique).

De quoi souhaiter dynamiser le CPF en permettant, depuis le 15 avril dernier, des modalités d’abondement particulières pour les CQP de la branche, pouvant monter jusqu’à 100 % des heures inscrites sur le compte du salarié dans la limite des heures manquantes pour les parcours de formation.

Une politique volontariste menée en direction des publics identifiés comme les plus fragiles : salariés en reconversion professionnelle, de plus de 45 ans, en temps partiel, de retour d’un congé maternité, en activité partielle, en situation de handicap, disposant d’un niveau de formation inférieur à bac + 2 ou de retour d’un mandat électif.

“Aujourd’hui, les demandes émanent de collaborateurs provenant d’entreprises de toutes tailles, y compris des TPE avec une proportion de cadres et d’Etam… et une proportion de femmes non négligeable”, indique l’Opca. “Près d’un tiers des dossiers (32 %) sont le fait de salariés qui n’ont pas souhaité associer leur entreprise à la démarche.”

C’est plutôt confiant que le Fafiec envisage 2016. “Toutes les conditions sont remplies pour que notre offre de services évolue encore au plus près des entreprises”, assure Régis Berthelot. Mais les efforts en direction des adhérents se poursuivront : après le grand Tour de France 2015 de l’Opca, près de 300 réunions d’information sur la réforme– mais en plus petit comité –sont programmées à travers l’Hexagone.

Notes   [ + ]

1. Lyon, Aix-en-Provence, Toulouse, Strasbourg, Lille, Nantes, Bordeaux et Paris.
2. Comité régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles.
3. Comité régional pour l’emploi et la formation professionnelle.

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