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L’artisanat reste le premier employeur d’apprentis de France

L’Institut supérieur des métiers (ISM) publie, en collaboration avec Maaf, la troisième édition de son baromètre de l’artisanat. Responsables de la formation et de l’emploi de 35~% des apprentis (144~270 sur un total de 412~280), les entreprises artisanales confortent leur place de premier employeur d’apprentis en France.

Rédigé par . Publié le 12 septembre 2018. Mis à jour le 11 mars 2019.

Avec 73 325 nouvelles inscriptions d’apprentis en 2016-2017, le secteur de l’artisanat conserve sa position dominante mais, comme les autre secteurs, n’est pas revenu aux niveaux d’avant la crise de l’apprentissage (83 955 inscriptions en 2012-2013). La reprise observée en 2015-2016 (+ 2 %) est tout juste conservée, avec 190 inscriptions supplémentaires en 2016-2017.

Disparités

Des disparités sectorielles et régionales s’observent. C’est surtout l’alimentation qui tire les chiffres vers le haut avec 9 % de croissance depuis 2012-2013, suivi des services (+ 3 %) et de la fabrication (+ 2 %). À l’inverse, les effectifs globaux du BTP sont eux toujours en baisse (- 2 % entre 2016-2017 et 2015-2016, - 27 % sur la période 2012-2017), même si les entreprises artisanales du BTP demeurent le premier employeur d’apprentis (54 450 apprentis en 2016-2017).

Sur le plan géographique, le trio de tête régional est formé des Pays de la Loire (+ 8 %), de la Bretagne (+ 6 %) et d’Auvergne-Rhône-Alpes (+ 4 %). L’Occitanie et la Bourgogne-Franche-Comté affichent elle une baisse de l’ordre de 2 %.

Hausse du niveau d’entrée

Alors qu’ils n’étaient que 11 % à détenir le bac à leur entrée en apprentissage en 2012-2013, ils étaient 16 % en 2012-2013. Pour Catherine Élie, directrice des études et du développement économique de l’ISM, il s’agit là d’une tendance durable, avec de plus en plus de jeunes qui « n’envisagent leur orientation professionnelle qu’à l’issue du bac ». Sur les 12 200 bacheliers, 3 000 ont choisi de démarrer un CAP, principalement pour devenir boulanger, pâtissier, coiffeur ou encore fleuriste. 3 300 ont également choisi un BTS, diplôme répandu dans les domaines de l’aménagement paysager, de la mécanique, du management et de la vente.

Tous niveaux confondus, c’est le CAP Boulangerie qui reste le diplôme le plus attractif dans le secteur de l’alimentation, suivi par le CAP Boucherie et la Mention complémentaire Pâtisserie, glacerie, chocolat et confiserie.

Légère féminisation

Si les jeunes femmes continuent de témoigner de choix très ciblés (90 % des effectifs dans la coiffure), Bruno Lacoste, directeur marketing et communication de Maaf, souligne que « le mouvement de féminisation se poursuit, avec une part des apprenties dans l’ensemble de l’artisanat qui progresse de 2 points sur la période [ 1 ]2012-2016. et atteint 27 % en 2016-2017. »

Enfin, le baromètre relève qu’une centaine de diplômes conduisant à des métiers rares (mareyeur, doreur, à la feuille ornemaniste, luthier, …) ne sont préparés que dans un seul CFA sur l’ensemble du territoire national.

Une infographie est également disponible.

Notes   [ + ]

1. 2012-2016.

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