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L’État soutient l’innovation pour l’emploi et le travail

Réunis fin septembre par la ministre du Travail, quatre start-ups du Plan NET (Numérique, Emploi, Travail), se sont vus accorder 2,4 millions d’euros sur 5 ans dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir. Objectif souligné par Myriam El Khomri : « réduire les inégalités d’accès aux outils numériques dans le monde du travail ».

Rédigé par . Publié le 13 octobre 2016. Mis à jour le 11 mars 2019.

Présenté comme une opportunité de développement économique et citoyen, le numérique n’en comporte pas moins, comme toute innovation, le risque de créer des « laissés-pour-compte ». Et c’est bien pour atténuer cette menace que se multiplient ici et là les initiatives visant à accompagner le déploiement des technologies. Après la charte « Pour que le numérique profite à tous » initiée par l’ANLCI (voir notre article), voici donc le coup de pouce de l’État à des entreprises innovantes sur le front du social.

Monkey tie, le « matching affinitaire »

Première des quatre start-ups concernées, Monkey Tie entend aider à l’orientation et prédiction de carrière à partir de l’étude des affinités et des compétences. S’adressant à tous les actifs, le projet repose sur un « guide d’orientation des métiers » qui permet d’ « orienter l’utilisateur vers un métier, potentiellement via une formation, en prenant en compte sa personnalité, ses compétences et ses moteurs de motivation et d’épanouissement », explique Jérémie Lamri, PDG de la jeune pousse. Original, le dispositif s’appuie entre autres sur des données fournies par Pôle emploi et ne promet pas moins que de « projeter l’internaute dans un parcours professionnel qui lui correspond, enrichi de suggestions d’offres et de formations pertinentes géolocalisées », ceci à partir d’un « questionnaire ludique » de moins de deux minutes.

MindMatcher pour dépasser le CV

Porté par MindMatcher, le second projet tire lui la conséquence de la montée en puissance des logiques de compétences. Grâce au développement de « six fonctionnalités pour représenter les compétences, le « savoir-faire », ainsi que les socio-compétences, le « savoir-être » », l’outil devrait permettre de communiquer autrement sur son parcours et ainsi de « s’affranchir des outils traditionnels comme le CV ».

ClicnJob pour l’insertion professionnelle des jeunes éloignés de l’emploi

ClicNjob, nom du troisième projet porté par l’association WeTechCare, prend acte d’une réalité : « tous les 15-25 ans ne sont pas à l’aise avec le numérique ». Et plutôt que de compter sur le privilège de la naissance à un instant T du développement technologique, fait donc le pari de la formation, avec un site qui « aborde toutes les étapes de l’insertion professionnelle autour de quizz et de vidéos, qui forment des parcours d’apprentissage personnalisés ».

Mon Parcours Emploi pour affiner sa stratégie de retour à l’emploi

Développé par Bayes Impact, le dernier projet propose Mon Parcours Emploi, service en ligne gratuit et ouvert qui s’appuie sur le big data avec des données là encore fournies par Pôle emploi. « Diagnostic personnalisé », « stratégies adaptées à son profil et au marché », « aide à se projeter en simulant l’impact de chaque action », « aide pour l’exécution de ces stratégies, seul ou avec son conseiller », sont les principales fonctions de l’application. Une plate-forme de bêta-test est disponible ici.

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