La DGEFP, le Copanef et Centre Inffo publient un guide qualité pour aider les organismes de formation à répondre aux exigences des financeurs

À l’initiative du Copanef [ 1 ] Comité paritaire interprofessionnel national pour l’emploi et la formation professionnelle. et de la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), Centre Inffo a réalisé un Focus sur la qualité des actions de formation professionnelle continue. Évolutif, le document entend être un outil opérationnel destiné à aider les organismes de formation à s’approprier les procédures qualité déployées par les financeurs.

Rédigé par . Publié le 17 juillet 2017. Mis à jour le 11 mars 2019.

Répondre à toutes les questions que se posent les organismes de formation sur la qualité exigée par la réforme de 2014, telle est l’ambition du Focus qualité des actions de formation professionnelle continue (voir notre article), dont une deuxième version sera mise en ligne lundi 17 juillet sur le site de Centre Inffo. L’initiative, portée par la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) en lien avec le Comité paritaire interprofessionnel national pour l’emploi et la formation professionnelle (Copanef), s’inscrit dans un objectif central que rappelle Stéphane Rémy, chef de mission de l’organisation des contrôles à la DGEFP : « permettre de rassembler, dans un même document actualisé en continu, les grands axes des procédures qualité mises en place par les financeurs. » Et d’expliquer : « avec eux, et en lien avec le Copanef, nous avons confié son élaboration à Centre Inffo, car il est destiné au plus grand nombre et principalement aux organismes de formation. » Le résultat ? Un accès facilité à des informations pratiques, comme les certifications ou labels inscrits sur la liste du Cnefop, les adresses de catalogues de référence des financeurs ou encore les sites d’information utiles notamment ceux du réseau des Carif-Oref.

Un chantier qui progresse

Commentant les avancées du chantier qualité, Stéphane Rémy rappelle que « beaucoup a été fait depuis l’ANI de 2013 et la loi de 2014 » : l’élaboration des critères qualité et le mode opératoire pour les financeurs ; la liste publique des labels et certifications du Cnefop [Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles.]] ; la grille de lecture commune mise en place par les Opca et des Fongecif à partir de 21 indicateurs ; les premiers catalogues des financeurs mis à disposition du public et, enfin, la création du [Datadock, « outil d’aide au référencement qui a, malgré des inquiétudes et des questionnements légitimes, démontré son caractère opérationnel. »[ Lire notre [article.]]

Au cœur du sujet, le Copanef estime lui aussi par la voix de son président, Christian Lajoux, que « les avancées sont incontestables ». Et d’insister : « la loi a introduit des ruptures dans la façon de considérer l’itinéraire de formation, avec la qualité en toile de fond ». Pour lui, « l’esprit de la loi » est de mettre en place « des process de formation de qualité sanctionnés par des livrables concrets », au premier rang desquels l’employabilité. Sur ce sujet, Stéphane Rémy ne dit pas autre chose : « face à des formations de plus en plus centrées sur le parcours de l’apprenant, diversifiées dans les modes d’apprentissage et innovantes dans leurs modalités d’accès et de réalisation, notre rôle est de faire en sorte qu’elles apportent des réponses pertinentes aux besoins du marché du travail et qu’elles participent au développement des compétences des actifs », insiste-t-il. Ce qui passe aussi, alors que le chantier est désormais opérationnel, par une « meilleure prise en considération de la question de l’évaluation et de l’impact des formations. »

L’impact du décret qualité

Encadré par le décret du 30 juin 2015, les financeurs publics et paritaires disposent depuis le 1er janvier 2017 d’un « socle solide de six critères qualité permettant un dialogue nourri avec l’offre de formation », commente le chef de la mission de l’organisation des contrôles. Évoquant des critères de bons sens qui constituent autant de points de repère utiles aux prestataires de formation, il souligne les axes de réflexion et de progrès qui subsistent, notamment autour de l’analyse des besoins, de la formation continue des formateurs, de la transparence sur les moyens mobilisés, les délais d’accès et les résultats obtenus.

Mais, il en convient également, ces critères n’épuisent pas pour autant le débat sur la qualité de la formation : « les questions relatives à la qualité de l’achat et/ou du financement, de la meilleure prise en compte de l’innovation ou les questions liées à la motivation des apprenants et à leur accompagnement peuvent aussi être posées. » Ardent défenseur du dialogue social, Christian Lajoux voit dans ce décret une « porte d’entrée à l’action du paritarisme ». Et il en est convaincu, si « le décret fixe un cadre, c’est le paritarisme qui lui donne toute sa dynamique et son efficacité, dans la capacité qu’il a à générer le maximum de positions communes et d’actions partagées. »

  • Focus qualité des actions de formation professionnelle continue – Répondre aux procédures qualité des financeurs, DGEFP/Copanef, Centre Inffo et partenaires, 2017 : accéder au formulaire de téléchargement

Notes   [ + ]

1. Comité paritaire interprofessionnel national pour l’emploi et la formation professionnelle.

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