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« La formation, un investissement et non une charge pour l’entreprise » (Jean Wemaëre, FFP)

Le 18 novembre était un grand jour pour la Fédération de la formation professionnelle (FFP). Le colloque qu’elle organisait au Conseil économique, social et environnemental (Cese) était l’occasion de remettre aux pouvoirs publics deux rapports – un Livre vert et un Guide pratique – sur le thème « Capital humain et formation professionnelle », et de clore deux ans de travaux sur le sujet.

Rédigé par . Publié le 21 novembre 2016. Mis à jour le 11 mars 2019.

Mandatée par les ministères du travail et de l’économie pour produire une réflexion et des outils pour encourager les entreprises à investir dans la formation professionnelle, la FFP a animé de janvier 2014 à l’été 2016 des groupes de travail multipartites sur cinq thèmes liés à la formation: reporting, qualité, innovation, financement, et valorisation des investissements.

Elle en a tiré un livre vert intitulé « la formation change de dimension », qui rassemble des témoignages d’une vingtaine d’entreprises, met en avant des réussites mais aussi des freins, et formule des propositions concrètes. « La mission qui nous était confiée visait à montrer la formation comme un investissement et non comme une charge pour l’entreprise, et notre objectif premier dans ce livre est de montrer le lien total entre formation professionnelle, compétitivité et développement de l’innovation, a rappelé Jean Wemaëre, président de la FFP, en ouverture du colloque. Ces témoignages montrent l’importance de mettre la formation au cœur de la gouvernance et du management de l’entreprise ».

Crédit d’impôt formation et label capital humain

Parmi les cinq propositions formulées dans ce livre, on en retiendra deux : la création d’un « crédit d’impôt formation », mesure fiscale visant à inciter les entreprises à investir dans des projets de formation, et la création d’un « Label capital humain » pour les entreprises qui investissent de manière exemplaire dans leurs compétences. Ce label serait notamment un argument/atout pour les PME en recherche de financements.

Clotilde Valter, secrétaire d’Etat à la formation professionnelle et à l’apprentissage, a salué l’engagement et les travaux réalisés par la FFP, notamment le guide pratique destiné aux entreprises, intitulé « capital humain et formation professionnelle, investir pour sa compétitivité ». Il leur propose en cinq étapes d’identifier leurs besoins en compétences, de construire un plan de formation et d’en mesurer l’impact.

« Les entreprises, et en particulier les PME, ont besoin d’outils opérationnels pour se poser les bonnes questions, pour évaluer et rendre visibles leurs efforts de formation, et ce guide leur sera très utile », a indiqué la secrétaire d’Etat, en plaidant pour que chacun voie dans la formation professionnelle « un investissement d’avenir, un élément de compétitivité et d’innovation ».

Christophe Sirugue, secrétaire d’Etat à l’industrie, également présent, a remercié les acteurs de la FFP et abondé dans l’idée que « les investissements dans les actifs immatériels – la connaissance, le savoir-faire – doivent être aussi importants que les investissements matériels, et que, face aux enjeux de révolution numérique, de transition énergétique et de robotisation, la formation professionnelle des salariés devient une priorité ».

Dans son allocution, le président du Cese en a profité pour interpeller Clotilde Valter sur la sécurisation des certificats de certification professionnels (CQP), insuffisante selon lui.

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