Marianne Thyssen

La « garantie jeunes » étendue à 51 nouveaux territoires en 2015

Rédigé par . Publié le 02 décembre 2014. Mis à jour le 11 mars 2019.

C’est à l’occasion de la rencontre entre le ministre du Travail, François Rebsamen, et la commissaire européenne pour l’emploi, les affaires sociales, les compétences et la mobilité des travailleurs, Marianne Thyssen, qu’il accueillait ce 1er décembre pour son premier déplacement officiel depuis sa prise de fonction, que ces derniers ont présenté l’extension de l’expérimentation de la « garantie jeunes »[ 1 ]La garantie jeunes, conçue en janvier 2013, s’adresse aux jeunes âgées de 18 à 25 ans en situation de grande précarité, sans ressource et souvent sans diplôme. L’objectif est de les conduire vers l’autonomie au travers d’un accompagnement des Missions locales pour créer des expériences répétées de mise en situation professionnelle. Ils bénéficient également d’une aide financière équivalente au revenu de solidarité active (RSA) afin de garantir leur autonomie. Le coût du dispositif recouvre le versement de cette allocation pendant un an ainsi que les crédits d’accompagnement versés aux Missions locales à hauteur de 1600 euros par jeune. lors d’un point presse au ministère du Travail.

Le dispositif en faveur du retour à l’emploi des 18-25 ans en situation de grande précarité, lancé en fin d’année 2013, concernait déjà dix territoires pilotes, étendu à dix nouveaux en 2015. « Sur plus de soixante dossiers adressés, cinquante et une candidatures ont été retenues, correspondant à tous les territoires pour lesquels les préfets ont assuré que toutes les conditions étaient réunies pour une entrée en 2015 du territoire », détaille le communiqué de presse. Les nouveaux territoires concernés entreront dans le dispositif en deux vagues au courant de l’année prochaine. Dès lors, toutes les régions auront au moins un territoire participant à l’expérimentation et plusieurs régions, comme l’Alsace ou le Nord-Pas-de-Calais, seront intégralement couvertes. Les zones jugées les plus sensibles se sont vu porter une attention toute particulière. En effet, 60 % des communes de métropole sur lesquelles se trouve au moins un des 1300 quartiers prioritaires seront concernées.

Un peu plus d’un an après la mise en place du dispositif, aucune évaluation concernant la réussite de l’expérimentation n’est disponible pour le moment. Cependant, le ministre se montre confiant quant aux futurs résultats. « Je n’ai pour le moment que des ressentis qui se basent sur les rencontres que j’ai l’occasion de faire sur le terrain avec les jeunes bénéficiaires de la garantie jeunes. Je peux dire qu’ils sont très heureux car cela les conduit la majorité du temps à un stage en entreprise, ce qui représente pour eux une véritable opportunité. Nous lancerons prochainement une évaluation sur la première vague de 2014, puis il faudra conduire sur du plus long terme des études sur le taux de retour à l’emploi, ce qui est l’objectif premier du dispositif. »

Pour l’année 2015, le projet de loi de finances prévoit un coût de la mesure de 164,2 millions d’euros dont 31,4 provenant de fonds européens. Plus généralement, la Commission européenne a doté en juin dernier la France d’une enveloppe de 432 millions d’euros pour mettre en place un programme opérationnel en faveur de la lutte contre le chômage des jeunes sur des territoires particulièrement touchés.

Ces fonds proviennent pour moitié du Fonds social européen (FSE) et pour l’autre moitié de l’Initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ). « La répartition tel que prévu dans le projet de loi de finances entre les fonds nationaux et européens n’est pas à l’abri d’un rééquilibrage au cours de l’année au regard des fonds affectés par l’Europe », précise Emmanuelle Wargon, déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle.

Notes   [ + ]

1. La garantie jeunes, conçue en janvier 2013, s’adresse aux jeunes âgées de 18 à 25 ans en situation de grande précarité, sans ressource et souvent sans diplôme. L’objectif est de les conduire vers l’autonomie au travers d’un accompagnement des Missions locales pour créer des expériences répétées de mise en situation professionnelle. Ils bénéficient également d’une aide financière équivalente au revenu de solidarité active (RSA) afin de garantir leur autonomie. Le coût du dispositif recouvre le versement de cette allocation pendant un an ainsi que les crédits d’accompagnement versés aux Missions locales à hauteur de 1600 euros par jeune.

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