Muriel Pénicaud, ministre du Travail.

La ministre du Travail veut réformer la formation professionnelle par l’insertion

Rédigé par . Publié le 16 octobre 2017. Mis à jour le 11 mars 2019.

Avant de se rendre à l’École de la deuxième chance de Marseille, la ministre du Travail a passé plus de 2 heures dans un centre Épide. 180 jeunes de 18 à 25 ans y suivent un encadrement pédagogique et quasi militaire. Dans une ancienne gendarmerie, ces décrocheurs scolaires, tous volontaires reprennent le cours de leur vie. Ils portent l’uniforme, marchent au pas et suivent une formation pluridisciplinaire.

Le gouvernement est prêt à soutenir l’insertion des jeunes

Face à la motivation de ces jeunes, Muriel Pénicaud s’est dit impressionnée : « Ça nous donne un signal extrêmement positif. Il y a des jeunes qui veulent s’en sortir. On peut avoir une deuxième chance, une troisième chance même. C’est pour cela qu’il faut investir à fond sur la formation, sur l’accompagnement de ces jeunes qui veulent une place dans la société. Je soutiendrai toutes les associations qui travaillent sur ces sujets d’insertion  ».

Apprendre à arriver à l’heure

Après 8 mois de formation, la moitié des volontaires de l’Épide trouvent un travail. À leur arrivée, 87 % d’entre eux n’avaient pas de diplôme autre que le certificat de formation générale ou le diplôme national du brevet. Dès le deuxième mois, les pensionnaires de l’Épide sont envoyés en stage dans une entreprise. Ils y retournent à 3 reprises pendant leur séjour.

« À l’Épide, on leur apprend les codes comme celui d’arriver à l’heure et d’éviter les absences, explique Julien Vigouroux, directeur de Distrimag, une entreprise spécialisée dans la logistique pour l’ameublement. Et ça, on ne peut pas l’intégrer en 10 minutes dans un rendez-vous chez Pôle emploi. Les entreprises sont là pour donner à ces jeunes des qualifications, mais ils ont d’abord besoin de bases pour garder un travail ».

19 centres Épide sont implantés en France. Un 20ème ouvrira dans l’agglomération d’Alès en 2019. Selon la ministre du Travail, sur les 15 milliards d’euros du plan formation du gouvernement, 11 seront consacrés à la formation des jeunes et des demandeurs d’emploi de longue durée.

Centre Inffo vous conseille également