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La place de l’Afpa renvoyée à la discussion parlementaire du projet de loi sur le dialogue social

Rédigé par . Publié le 24 avril 2015. Mis à jour le 11 mars 2019.

Alors qu’était déposé à l’Assemblée nationale le projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi dont l’article 22 concerne l’Afpa, près d’un millier de salariés ont battu le pavé des rues de Paris mercredi 22 avril, lors de la journée de grève à laquelle appelaient six syndicats de l’Association.

Les manifestants voulaient attirer l’attention sur les zones de flou, notamment, financières, qui règnent encore autour de l’Acte II du plan de refondation (lire). En province, même si les chiffres ne sont pas encore consolidés, on estime que presque 30 % des 210 sites que compte l’organisme ont été touchés par le mouvement de protestation.

Reçus au ministère du Travail

Inquiets pour l’avenir de l’Association face à la mise en route du deuxième acte du plan de refondation et dans l’attente des mesures gouvernementales qui permettraient à l’Afpa de stabiliser son chiffre d’affaires à 900 millions d’euros pour la période 2015 -2017 au lieu du prévisionnel actuel de 750 millions, les syndicats de l’Afpa (CGT, CFDT, FO, CFE-CGE, CFTC et Sud Solidaires) ont été reçus au ministère du Travail à l’issue de la manifestation quelques heures après que le conseil des ministres ait examiné le projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi présenté par François Rebsamen. Un texte dont l’article 22 [ 1 ]Le texte définitif du projet de loi devant être examiné a fait glisser l’Afpa de l’article 21 dans le projet initial à l’article 22. prévoit précisément d’inscrire la place de l’Afpa dans le service public de l’emploi (SPE), mais sans en définir de contour exact. « Sur ce point, les représentants du ministère ne nous ont pas apporté davantage de précisions, nous indiquant que le gouvernement souhaite que ce soit le Parlement qui s’exprime là-dessus lors du débat sur le projet de loi » regrette Bruno Peraire, secrétaire général de la CFDT Afpa. Rue de Grenelle, toutefois, on préfère insister sur le côté « rassurant » du projet de loi. « Le ministère est attentif à la situation des personnels de l’Afpa » explique-t-on dans l’entourage de François Rebsamen.

Le dossier de la formation des demandeurs d’emploi

Parmi les sujets posés sur la table par les représentants de l’Afpa figurait le dossier de la formation des demandeurs d’emploi, cœur d’activité de l’Association. « On nous a répondu que ces derniers pourraient mobiliser leur compte personnel de formation en plus des dispositifs habituels pour avoir accès à la formation » indique Bruno Peraire, « mais le problème, c’est que pour l’instant, les certifications délivrées par l’Afpa sont loin d’être toutes inscrites sur les listes des Coparef… ça commence mal ! » Au final, le syndicaliste avoue être reparti déçu de cette rencontre du 22 avril, « mais pour être franc, on s’y attendait un peu ».

Dans l’attente de la réunion du 11 mai

Pour l’heure, l’Afpa demeure dans l’attente de la réunion du 11 mai prochain lors de laquelle François Rebsamen devrait procéder à des annonces quant aux moyens alloués à l’opérateur pour entamer l’Acte II de la refondation. Mais dans un avenir proche, les syndicats n’excluent pas de nouvelles actions, même si pour l’heure, rien n’est encore décidé.

Notes   [ + ]

1. Le texte définitif du projet de loi devant être examiné a fait glisser l’Afpa de l’article 21 dans le projet initial à l’article 22.

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