qualite_cfa-2.jpg

La qualité dans les CFA, « une préoccupation pour tous les acteurs de l’apprentissage » (Clotilde Valter)

La secrétaire d’État à la Formation professionnelle et à l’Apprentissage Clotilde Valter a clôturé un séminaire relatif à la qualité dans les CFA, qui s’est tenu lundi 6 mars au ministère des Affaires sociales et de la Santé, dans une salle Laroque comble.

Rédigé par . Publié le 07 mars 2017. Mis à jour le 11 mars 2019.

« ll faut saluer le nombre de participants et l’engagement des intervenants, qui avaient beaucoup de choses à partager. C’était trop court, il va falloir recommencer », a déclaré la ministre en préambule de cet événement organisé par Centre Inffo.

Pour Clotilde Valter, la qualité dans les centres de formation d’apprentis est un souci désormais partagé par l’ensemble des parties prenantes. Aussi bien par les entreprises que par les jeunes. La ministre l’a martelé lors de son intervention, « on a progressé en la matière. Il va falloir maintenant partager les expériences ». En particulier en termes d’accompagnement des apprentis. Le nerf de la guerre quand on sait qu’en moyenne un contrat d’apprentissage sur quatre est rompu avant son terme. « Je crois beaucoup à la diffusion des bonnes pratiques, partout sur le territoire, dans toutes les régions. J’ai moi-même constaté que les conseils régionaux soutenaient par exemple des initiatives d’éducateurs faisant lien entre le jeune, le CFA et l’employeur. On a évoqué, lors des tables rondes précédentes, la diversité des situations selon les branches professionnelles », at-elle expliqué.

Rappelant la nécessité d’informer en toute transparence les jeunes afin de les aider à choisir un CFA en connaissance de cause, elle a souligné l’apport de la loi du 8 août 2016. Laquelle prévoit la possibilité pour les centres de formation d’apprentis de publier le taux d’insertion de leurs apprentis. Le tout s’inscrivant dans un modèle d’apprentissage à la française que la ministre entend porter. « De telle sorte que notre société soutienne davantage l’alternance, et que les représentations sociales négatives de l’apprentissage continuent d’être combattues avec des éléments objectifs », a précisé Clotilde Valter. D’où la nécessité que « le système contribue à son auto-évaluation permanente ». C’est dans cette perspective que la secrétaire d’État et la ministre du Travail Myriam El Khomri ont saisi en juin 2016 le Cnefop [ 1 ] Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles. afin que ce dernier élabore un guide d’auto-diagnostic à destination des CFA.

À cet égard, Clotilde Valter a salué le travail du Cnefop, « qui a joué le rôle d’échange de bonnes pratiques et mis en place une méthodologie tenant compte de l’ensemble des parties prenantes. On est dans un cercle vertueux positif, ce processus n’est pas normatif, on laisse les acteurs de terrain travailler et on leur demande de réfléchir à leurs résultats, à leur manière de travailler, pour progresser au cours du temps. Il est important de faire connaître cet outil qui aborde la question de l’apprentissage, notamment pour les CFA, avec la nécessité d’inciter acteurs à faire de la qualité un objectif co-construit. Cette démarche pourrait d’ailleurs s’intégrer dans les plans régionaux de développement de la formation discutés dans les Crefop ».

Notes   [ + ]

1. Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles.

Centre Inffo vous conseille également