Alain Dehaze, le directeur général d'Adecco Group, qui préside le GAN au niveau international.

Lancement d’un réseau national d’entreprises visant à valoriser les bonnes pratiques en matière d’apprentissage

Une quinzaine d‘organisations [ 1 ]Accenture, Carrefour, les Compagnons du devoir, Compass Group France, EDF, Fondation innovation pour les apprentissages (FIPA), Groupe Avril, ISS France, le Medef, Safran, WSalesforce, The Adecco Group, Veolia et Vinci dont onze grandes entreprises ont lancé mardi 5 septembre GAN France [ 2 ]Global Apprenticeship Network, déclinaison française d’un réseau mondial de valorisation de l’apprentissage.

Rédigé par . Publié le 06 septembre 2017. Mis à jour le 11 mars 2019.

Fondé en 2013 avec le soutien de l’OCDE et de l’OIT, Global Apprenticeship Network fédère des entreprises et organisations unissant leurs forces pour valoriser l’apprentissage et favoriser l’emploi des jeunes. Le réseau français lancé le 5 septembre en constitue la 9ème implantation locale.

En pratique, le réseau vise à redorer l’image de l’apprentissage, dispositif qui peut s’avérer, si les conditions sont réunies, « la voie royale vers l’emploi pour des milliers de jeunes  », selon les termes de Marianne Thyssen, commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales, aux compétences et à la mobilité des travailleurs, venue à Paris soutenir l’initiative.

Alors qu’en France, le taux de chômage des moins de 25 ans est de 23,7 % selon Eurostat, les pays qui misent sur la formation des jeunes en alternance affichent de bien meilleurs résultats : 6,7 % en Allemagne et 8,6 % en Suisse, selon Alain Dehaze, le directeur général d’Adecco Group, qui préside le GAN au niveau international. En France, le réseau réunit onze grands groupes qui n’ont pas attendu pour investir dans l’apprentissage selon Christophe Catoir, président d’Adecco France et président de l’antenne française du GAN :« ces onze entreprises forment aujourd’hui 25 000 alternants ».

Échanger et être force de proposition

En s’appuyant sur l’expérience de ses membres, le réseau entend partager les bonnes pratiques et engager des travaux dans plusieurs directions. Insertion des jeunes formés en alternance dans les PME, modernisation de la formation, amélioration de l’attractivité de filières peu connues, rapprochement avec le monde de l’éducation et de la formation initiale font partie des pistes qui seront explorées à travers ses groupes de travail.

Alors que le gouvernement s’apprête à annoncer ses projets en matière d’apprentissage et de formation professionnelle, le réseau GAN entend faire entendre sa voix et être force de proposition. Pour Christophe Catoir, des mesures assez « basiques  » pourraient contribuer à l’essor de l’apprentissage, telles qu’une simplification des dispositifs : « En France, nous avons le contrat d’apprentissage, le contrat de professionnalisation avec des statuts différents, des rémunérations différentes, c’est compliqué ». Autre point à clarifier selon lui, le financement, pour avoir plus de visibilité sur ce que coûte et rapporte l’apprentissage. Par ailleurs, partant du constat que l’alternance représente un investissement important pour l’entreprise comme pour le salarié, le président de GAN en France se dit favorable à une « forme de contrat qui puisse durer dans le temps » en évoquant les clauses de dédit de formation. [ 3 ]En acceptant ces clauses dans son contrat de travail, le jeune ayant bénéficié d’une formation par l’entreprise s’engage à y travailler pendant un temps déterminé lors de la signature.

Notes   [ + ]

1. Accenture, Carrefour, les Compagnons du devoir, Compass Group France, EDF, Fondation innovation pour les apprentissages (FIPA), Groupe Avril, ISS France, le Medef, Safran, WSalesforce, The Adecco Group, Veolia et Vinci
2. Global Apprenticeship Network
3. En acceptant ces clauses dans son contrat de travail, le jeune ayant bénéficié d’une formation par l’entreprise s’engage à y travailler pendant un temps déterminé lors de la signature.

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